ROBBY KRIEGER, le guitariste des Doors

Les signatures de ROBBY KRIEGER

Gibson Custom Robby Krieger 1954 Les Paul Custom Aged - twitter
Si vous voulez le son de Krieger, il vous faut la Gibson Custom Robby Krieger 1954 Les Paul Custom Aged !!
Robby Krieger Signature SG - youtube
mais, le son de Krieger passe aussi par la Gibson SG Robby Krieger Signature !!

Les guitares de ROBBY KRIEGER

Robby Krieger débute avec une 1963 Jose Ramirez Flamenco.

On lui connait l’utilisation d’une Rick Turner Série Renaissance Nylon qui est construite sur mesure pour Robby. Il la joue particulièrement en live ces dernières années.

Pour créer une ambiance méditative, il utilise le bottleneck très souvent.

Robby joue surtout avec des Gibson SG. Sa guitare fétiche est d’ailleurs une SG rouge 1964 qu’il garde toute sa carrière. C’est sa première guitare électrique. Il l’achète en 1964 à Santa Monica pour 180 $.

La guitare est équipée de 2 micros à simple bobinage P90, d’un corps en acajou massif et d’un système de trémolo Vibrola. Elle a également des incrustations de points, un petit pickguard d’origine et aucune incrustation de couronne sur la poupée.

En 1968, Robby achète une autre SG 1968, qu’il utilise pour la première fois en tournée la même année. Il joue de cette guitare sur la plupart des derniers morceaux de Doors, et plus tard avec les Butts Band.  cet instrument possède deux humbuckers T-Top.

Il tourne aussi avec une Gibson SG spécial et une SG noire standard.

Krieger possède également une SG 1967 qui sert de modèle pour le Robby Krieger Signature SG sorti en 2009, sauf que le manche est basé sur une autre SG appartenant à un ami de Robby.

Krieger apprécie aussi la National Town & Country qui a une finition blonde, un corps et un manche en érable avec une touche en palissandre, ainsi que deux micros Valco.

Il joue avec une Les Paul Custom qui apparait pour la première fois en 1968. Entre autres, il a été utilisé sur la chanson «L.A. Woman», et en live pour «Moonlight Drive».

La guitare a, à l’origine, un trémolo Bigsby mais il est retiré et le micro P90 d’origine en position manche est remplacé par un mini-humbucker Seymour Duncan.

En 2014, Gibson a sorti le modèle Robby Krieger 1954 Les Paul Signature basé sur cette guitare.

Robby se sert d’une Gibson ES 335 12 cordes (et une 6 cordes) utilisée sur « Love Her Madly« , « Texas Radio » et probablement quelques autres. La guitare est vendue aux enchères en 2010.

Il utilise aussi une 1964 Gibson ES 355 Varitone. Dans les années 80, Robby commence à jouer plus de morceaux de jazz, c’est pourquoi il se met aux modèles Gibson ES-335 et ES-355. Il s’agit d’un mono filaire rouge cerise 1964 ES-355 sans le commutateur Varitone, avec du matériel plaqué or et une pièce de trémolo Maestro Vibrola.

Les amplis de ROBBY KRIEGER

Robby a un ampli principal qui est un vieux Fender. Il emploie aussi des ampli faits maison dont le son est très puissant.

Il se sert aussi d’un Magnatone Custom, d’un Fender Twin Reverbs, d’un Acoustic 260 et, plus récemment d’un Fender Hot Rod Deville.

 

Les effets de ROBBY KRIEGER

Robby Krieger n’est pas un fou de pédales d’effets, il joue avec une Dunlop Cry Baby Wah, une disto, une Maestro Fuzztone, une Vox Tone Bender, et plus récemment, une Boss ME-10.

Il utilise des cordes Boomer CHS et des médiators Fender Médium.

Aujourd'hui, nous parlons d'un des auteurs des titres « Light My Fire », "Hello, I Love You" et « Touch Me », certifiés disques d’or (plus d’un million d’albums vendus). Nous parlons d'un génie de la guitare qui a vendu 32.5 millions d’albums aux Etats-Unis et plus de 100 millions à travers le monde. Vous l'avez compris, nous allons examiné le parcours de Robby Krieger, le guitariste des Doors.

Une enfance baignée de musiques

Robert Alan Krieger nait le 8 janvier 1946 à Los Angeles. Son père est ingénieur et fan de musique classique. Sa mère, quant à elle, écoute Franck Sinatra. A cette époque, il écoute Fats Domino, Elvis Presley et The Platters. A 10 ans, il s'essaie à la trompette mais joue du blues sur le piano de ses parents. Six ans plus tard, il joue sur la guitare d’un ami.

Etant en pension, la nuit, Robby peaufine la guitare en accordant un ukulélé comme les 4 cordes basses d’une guitare et en jouant du flamenco. Il maîtrise la guitare flamenco grâce à quelques cours de Frank Chin. Il s’achète sa Ramirez à 18 ans et s'entraine alors sur le blues, la folk et le jazz. Il rejoint le groupe les Back Bay Chamberpot Terriers. Après l’université, il cite Wes Montgomery, Albert King et Larry Carlton comme influences. Il apprend le sitar avec Ravi Shankar.

Une rencontre décisive

Le groupe initial incluant John Densmore, Ray Manzarek et Jim Morrison en 1965 enregistre une démo de 6 titres. Ils viennent de quitter le nom de Rick And The Ravens pour The Doors. Les frères de Ray, déçus par la tournure du groupe, le quitte.

Densmore propose alors Krieger, rencontré en cours de méditation. Il a joué avec lui au sein des Psychedelic Rangers et l’intègre au groupe en septembre 1965. La musique de Robby empruntant au blues, à la pop, au jazz, à l’opéra et au flamenco intéresse beaucoup John.

Cet automne là est consacré à la démarche des maisons de disques. En Février 1966, ils décrochent un contrat dans un bar où ils jouent immédiatement. Trois mois plus tard, ils obtiennent un nouveau contrat dans un nouveau bar, le « Whisky à Gogo » où ils font les premières parties de Them. Mais les propos de Jim les font renvoyer immédiatement.

Jim Morrison, le troublion d'une carrière

Leur premier album, « The Doors » est caractérisé par le son de l’orgue de Manzarek, les tonalités jazzy de Densmore et des touches de flamenco et de musique indienne de Krieger. Les critiques sont peu enthousiastes et les Doors continuent leur tournée en Californie avec les Grateful Dead et le Jefferson Airplane.

Le titre « Light My Fire » écrit par Robby leur apporte le succès. Les adolescents comme les intellectuels sont fascinés par les paroles et par l'attitude de Jim. Leur 2° album, « Strange Day » fait penser à certains qu’il s’agit d’une réponse à l’album des Beatles « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Les performances scéniques et l’identité complexe de Morrison attirent toute l’admiration d’un public de plus en plus important.

Paniqué par ce succès, ce dernier plonge dans la drogue et l’alcool. Les concerts du groupe deviennent de plus en plus chaotiques, Morrison insulte le public et s’écroule sur scène. Le groupe le met donc sous surveillance constante.

La porte de sortie s'approche

L’enregistrement de leur 3° album est ponctué de disputes. Krieger doit compléter l’album de trois morceaux puisque Morrison n’y arrive plus. Ce dernier veut quitter le groupe alors qu’ils leur restent 3 albums supplémentaires à enregistrer contractuellement. Manzarek réussit à le faire rester quelques mois. Ils enchainent avec une tournée européenne à grand succès.

Sur l’album suivant, « The Soft Parade », Robby écrit 5 des 9 chansons, Jim perdant son intérêt pour le rock au profit de la poésie. L'accueil du public est un peu froid mais l'album devient quand même disque d’or.

L’incident de Miami où Jim est accusé de multiples obscénités fait annuler plusieurs concerts suivants. Mais les affaires reprennent et après plusieurs concerts, le groupe joue au Toronto Rock And Roll Revival Festival avec Eric Clapton, John Lennon, Bo Diddley et Chuck Berry entre autres. Les tournées recommencent et, après l’enregistrement de leur 6° album, « L.A. Woman », Morrison quitte le groupe et meurt à Paris quelques semaines plus tard.

Une carrière sans Dyonisos...

Après la mort de Morrison en 1971, les Doors continuent à trois et produisent 2 albums. Ray et Robby prennent le chant pour 2 albums suivants, « Other Voices » en 1971 et « Full Circle » en 1972.

Ils se séparent en 1973 et Krieger forme The Butts Band avec Densmore. Robby rencontre aussi quelques succès comme guitariste de jazz, enregistrant plusieurs albums dans les années 80 et 90. En 1978, ils publient « An American prayer : Jim Morrison » avec des enregistrements de poèmes de Jim.

...vers une carrière solo

Krieger joue également un peu avec les Blue Öyster Cult. Entre 1970 et 1980, Robby connaît quelques succès en tant que joueur de jazz fusion en sortant plusieurs albums. Dans les années 90, il forme un trio puis un groupe avec lequel il tourne en Amérique du Nord et en Europe.

En 2005, Krieger et Manzarek réutilisent le répertoire des Doors avec Ian Astbury. Le groupe se nomme Riders On The Storm puisque Densmore s’oppose à l’utilisation du nom initial des Doors. A la mort de Manzarek en 2013, Krieger dit : « Ray était une part énorme de ma vie et il me manquera toujours ».

En 2012, Robby tourne avec les Roadhouse Rebels en jouant des reprises soul et rock des années 60 et 70. En 2018, il rejoint Alice In Chains sur scène. En 2020, Krieger sort un nouvel album solo "The Ritual Begins At Undown" et enregistre des tutos de guitare sur Youtube.

Avec les Butts Band, il sort 2 albums. Solo, il en sort 7. Avec Michael C. Ford, il enregistre 1 album. 9 albums studio sortent avec avec les Doors et 13 live. Il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame en 1993. Vous pouvez suivre l'actualité de ce grand monsieur grâce à son site perso.

Le son en vidéos de ROBBY KRIEGER

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.