JOHN LENNON, Le mauvais garçon des Beatles

C'est l'un des artistes les plus populaires du XX° siècle. Il incarne le mouvement peace and love plus que personne d'autre. Chaque 8 décembre à New-York se tient un rassemblement à sa mémoire et plusieurs mémoriaux à travers le monde ont été érigés à sa gloire. L'aéroport de Liverpool porte son nom depuis 2002 et il a vendu 72 millions de disques. Il est le fondateur des Beatles avec lesquels il a joué + de 200 chansons. Une idée de notre guitariste du jour ? Non ? Mais oui, vous avez vu juste, il s'agit de John Lennon ! (Bon, c'était pas compliqué puisque c'est écrit dans le titre...!)

Une enfance tourmentée

John Winston Lennon nait le 9 octobre 1940 à Liverpool. Confié à sa tante, c'est un enfant curieux et doué pour la littérature. Il invente des chansons, crée des BD humoristiques, des poèmes grivois et des dessins obscènes Au lycée, il provoque toujours des bagarres pour être le meneur et n'a que de mauvais résultats.

En 1956, John entend Elvis Presley, et il explique à ce sujet : "ça a été la fin du monde [...] Rien ne m'a vraiment touché jusqu'au jour où j'ai entendu Elvis. S'il n'y avait pas eu Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles. Je suis un fan d'Elvis parce que c'est lui qui m'a permis de quitter Liverpool. Dès que je l'ai entendu et que je l'ai aimé, ça a été toute ma vie. Il n'a plus rien existé d'autre. Je ne pensais plus qu'au rock 'n' roll. À part le sexe, la bouffe et l'argent — mais c'est la même chose, en fait".

Contre l'avis de sa tante, sa mère lui offre sa première guitare, une Gallotone Champion acoustique 1957. Elle lui apprend le banjo et il joue du Buddy Holly, du Fats Domino et les morceaux de son idole, Chuck Berry.

La musique comme exutoire ?

Adolescent, John est influencé par ses idoles américaines du rock n’roll et emporté par vague skiffle. Cependant, il galère vraiment avec son instrument mais ne se décourage jamais. Il fonde alors, en 1956 les Quarrymen avec Eric Griffith, Pete Shotton, Nigel Walley et Ivan Vaughan. Ensemble, ils jouent dans petites fêtes paroissiales.

En 57, Lennon rencontre McCartney qui joue du Eddie Cochran. L'année suivante est marquée par l' arrivée de George Harrison. Les Beatles sont nés en 1960 avec Paul McCartney, George Harrison et Pete Best. Le groupe fait ses armes dans les boites d’Hambourg et, en 1962, Ringo Starr débarque.

Les Beatles sont dans la place

Cette année-là, « Love Me Do », leur premier single sort. C'est un succès. La Beatlemania est lancée. L’album « Please Please Me » est enregistré en une seule prise de douze heures. Deux ans après, le groupe fait une apparition dans unn show tv américain puis des tournées internationales en 64 et 65. En 1966, Lennon, suite à une formulation maladroite de propos sur le christianisme est banni et boycotté dans états du sud américains, le Mexique et l'Afrique sud. Mais ça se calme avec le temps.

En 1965 toujours, les quatre garçons sont nommés membres de l’Ordre de L’Empire Britannique et rencontrent Bob Dylan qui leur présente la marijuana. Deux ans après, c'est l'apogée du groupe avec l'album  « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » qui est un triomphe mondial. Lennon plonge alors dans les drogues et le psychédélisme avec des sonorités plus complexes. Lorsque sort « All You Need Is Love », il est n°1 dans le monde.

Lennon expose son talent dans les accompagnements rythmiques, que ce soient les accords rock ou le fingerpicking. Il emploie également de nombreux accords complexes qui rappellent bien ceux utilisés dans le skiffle de ses débuts.

De la Beatlemania...

La bande s'envole jusqu'à Bangor pour apprendre la méditation transcendentale en 1967. John écrit « Hey Jude » pour apaiser sa fille quant au divorce de ses parents.

En 1968, il y a plusieurs problèmes dans le groupe. Yoko, la femme de John, est présente aux séances d'enregistrement et ça ne plait pas puisqu'elle y participe. L'"Album blanc" cartonne mais il n’y a plus d’entente entre eux : John et Paul n'arrêtent pas de se disputer. Cette même année, ils réalisent leurs derniers concerts. Sur scène, ils ne s’entendent plus à cause descris des fans. Ils ne travaillent plus qu'en studio. Lennon vit mal de toute façon la folie qui les entoure et se réfugie dans les sarcasmes et obésité d'où est créé la chanson « Help ! ».

John se désintéresse des Beatles et enregistre son premier album solo en 1969. La siscion du groupe est décidée mais reste secrète. Lennon forme un super groupe, The Dirty Mac avec Eric Clapton, Mitch Mitchell et Keith Richards à la basse. Le tournage du documentaire « Get Back » est très tendu, Harrison part même du groupe pendant 12 jours!

...à la fin des Beatles

Ensemble, les Beatles ont sorti 13 albums mais les dissensions entre Lennon et McCartney mettent fin au groupe de manière officielle en 1970. Leur dernier opus, « Abbey Road » sort en 69, lorsque John annonce son départ. Il sort alors « Give Peace A Chance » et remporte son premier succès solo. pour le suivant, il invite Clapton à la gratte.

Sa carrière solo comporte 11 albums. Elle est inspirée par sa femme Yoko Ono. John a toujours des problèmes d'addiction aux drogues et de violence. Il tente une thérapie par le cri primal, en vain. Ses talents dans la peinture et l'écriture lui permettent de créer un groupe avec sa femme, Plastic Ono Band, avec lequel ils jouent accompagnés d’amis sur scène.

Sa carrière solo débute

En 1971, John compose « Imagine », son second album avec des morceaux à l'encontre de McCartney et Nixon. L'année suivante, les critiques et les ventes n’aiment pas « Some Time In New-York City » alors que les USA ne veulent plus de lui. Lennon donne quand même deux concerts caritatifs au Madison Square Garden. Suit une période d’instabilité fortement alcoolisée suite à sa séparation d'avec Yoko. Il fait des collaborations avec Bowie et Elton John et enregistre deux albums dont un de reprises rock.

Sa femme le récupère en 1975 sous les conditions de faire un régime macrobiotique, sans viande ni alcool. Il se plonge dans l'écriture, le dessin, il joue dans quelques films et réalise des courts-métrages expérimentaux. Suite à la naissance de son fils, Sean, il se retire de toute activité publique. Lennon s’intéresse aux mantras, au yoga, à la méditation, aux tarots et à la numérologie, surtout avec son chiffre fétiche, le 9.

Mais sera courte...

Lennon enregistre des chansons entre 1977 et 1978. Il revient devant le public en 1980 avec la chanson qui explique son retrait « Watching The Wheels ». Ce nouvel album, « Double Fantasy » connait des ventes correctes qui s’envolent à son décès : 7 millions d’exemplaires sont alors vendus.

John a des ennuis réguliers avec le gouvernement américain à cause de ses positions pacifistes contre la guerre du Vietnam et ce dernier tente même de l’expulser. Mais le têtu d'anglais ne se laisse pas faire et déménage au Dakota building. Ce, juste avant d’être assassiné par un fanatique qui a des troubles psychotiques. C'est le 8 décembre 1980 à New York, devant chez lui, en rentrant d'enregistrement avec sa femme.

Bien qu'il soit de notoriété publique que Lennon a une caractère violent et conflictuel, il a aussi un sens de l'humour très développé. A ce sujet, McCartney explique : "C'était un des trucs bien, avec John : quand un concert s'avérait un peu délicat, et celui-là l'était sans le moindre doute, ses vieux réflexes de comique resurgissaient toujours".

Suivez maintenant Sounds-Finder vous expliquer d'où venait le son de ce rebelle aux lunettes rondes...

Les guitares de JOHN LENNON

John Lennon obtient de sa mère une Gallotone Champion de 1957. Puisqu’il n’a aucune des bases les plus élémentaires de la guitare, il ne joue que sur quatre cordes. En outre, il s’accorde comme s’il jouait sur un banjo.

Contrairement à la croyance populaire qui veut que cette guitare soit exclusivement réservée à McCartney, il utilise une Höfner Club 40 électrique à ses débuts à Hambourg pendant une année.

Le son des Beatles, celui de Lennon particulièrement, c’est majoritairement celui des guitares Rickenbacker. John en possède plusieurs dont voici quelques-unes :

– La Rickenbacker 325 Capri de 1958 à laquelle il fait ajouter un vibrato Bigsby, un nouveau chevalet et des nouveaux potentiomètres. Plus tard, il fait déconnecter le micro central et la fait repeindre en noir.

– La Rickenbacker 325 Jet-Glo de 1964, dont une atypique  à 12 cordes. Pour cette dernière, c’est Lennon qui demande au président de Rickenbacker d’alors, Francis Hall, de créer une guitare électrique à douze cordes sur la base de la 325. Après fabrication, et en toute logique, elle est référencée comme 325 – 12 et est livrée en mars 1964.

– Et la Rickenbacker 325 Fire-Glo.

 

Durant sa carrière solo, Lennon utilise bien d’autres guitares, en voici un échantillon :

– une Gibson J-160E Sunburst qui lui est volée. Il en rachète donc une de 1964 (en déplaçant le micro vers le bas de la rosace),

– une Ramirez A-1,

– une Fender Stratocaster Sonic Blue de 1961,

– quelques guitares spéciales dont l’Epiphone E 230 TD Casino de 1965 (qui est une sorte de reproduction de la ES-335 avec une paire de micros P-90 et fabriquée sous licence Gibson),

 – mais aussi la Fender Bass VI et la Höfner 5140 Hawaiian Standard, une Club 50 et une Gibson Special 1959.

A noter également l’utilisation par John du sitar électrique Danelectro Coral.

Petite anecdote : l’ambassade soviétique de Londres offre à chacun des membres des Beatles une guitare acoustique de fabrication russe montée avec des cordes en nylon. Ces guitares n’ont jamais été utilisées du fait de leur piètre qualité…

Une des guitares de Lennon est vendue 2,41 millions de dollars lors d’une enchère ! C’est avec cet instrument qu’il compose les morceaux des Beatles « She loves you » et « All my loving« . La guitare, la Gibson acoustique J-160E de 1962, est achetée par John à Liverpool en septembre de la même année pour 161 livres. « John aimait tellement cette guitare qu’il l’emportait chez lui pour écrire des chansons avec Paul McCartney, » a précisé Julien’s Auction.

Mais Lennon joue également sur :

– une Framus Hootenanny acoustique 12 cordes,

– une Gretsch 6120 Nashville,

– une Guild Starfire XII,

– et une Martin D-28 1965.

Les amplis de JOHN LENNON

Concernant les amplis, on sait que Lennon joue avec  :

– le Vox AC-30 que les Beatles couplait souvent avec le Vox AC-15

– les amplis Fender,

– et le Vox 100w.

La majorité des amplis de la période Beatles sont des Vox puisque le groupe a signé un partenariat avec la firme.

Les effets de JOHN LENNON

John fait parfois mettre un écho sur sa voix et le producteur George Martin doit effectuer régulièrement des retouches pour satisfaire Lennon. Pour le morceau « Tomorrow Never Knows« , il veut que sa voix sonne comme « le Dalaï-Lama psalmodiant depuis le sommet d’une montagne lointaine ». Pour ce faire, l’ingé son utilise un appareil réservé habituellement à l’orgue Hammond, le cabinet Leslie. Ce cabinet de bois contient un ampli et deux séries d’enceintes rotatives, permettant d’obtenir un son « tournant ».

Pendant la période Beatles, tout comme pour les amplis, les effets du groupe sont majoritairement des Vox. Ainsi, on peut voir jouer Lennon avec un Tonebender de Vox mais aussi un Tonebender V829.

On sait aussi que John joue avec une fuzz, un phaser et un vibrato le plus souvent.

Le son en vidéos de JOHN LENNON

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