CHUCK BERRY, l’autre nom du Rock

Les grands Clapton, Berry et Richards
Les maîtres de la guitare moderne : Eric Clapton, Chuck Berry et Keith Richards

D’après un certain John Lennon : « S’il fallait trouver un autre nom au rock ‘n’ roll, il faudrait l’appeler Chuck Berry ». Ce pionnier du Rock n’ Roll, surnommé « Crazy Legs » (jambes folles) est guitariste, auteur-compositeur et chanteur. Il est parti du R&B en y ajoutant des paroles sur les adolescents, la danse, les voitures et le consumérisme, des mises en scène et une musique très basée sur les solos de guitare, ce qui ancre les bases du rock. Ce « poète du Rock » est une grande influence du genre pour des guitaristes tels que Jimi Hendrix, Angus Young, les Beatles ou Keith Richards qui dit de lui : «Le rythme swing qu’il utilisait lui donnait un parfum différent. C’est la signification du roll dans « rock’n’roll » : quelque chose qui rebondit ». Il est aussi l’inventeur du « Duckwalk ».

L’histoire de Chuck Berry

Charles Edward Anderson Berry naît  le 18 octobre 1926 à Saint-Louis, d’un père charpentier et diacre et d’une institutrice. Il s’intéresse rapidement à la musique qu’il découvre à l’église avec ses 5 frères et sœurs. Il se produit pour la 1° fois en public dès 1941, une fois la guitare apprise. Mais Chuck part en maison de correction, à l’Intermediate Reformatory for Young Men en 1944. On l’accuse du braquage de 3 magasins à main armée et de vol de voiture. Il y apprend la boxe et chante dans un groupe, il en sort en 1947, à 21 ans.

Chuck Berry se marie un an après. Mais il doit prendre plusieurs petits emplois afin de nourrir sa nouvelle famille avec l’arrivée de sa fille en 1950. Il prend également des cours de cosmétologie et s’achète une maison qui aujourd’hui est enregistrée au National Register Of History Places. Il joue du blues avec des riffs influencés de T-Bone Walker dans des clubs locaux de St Louis. En 1953, il intègre des parties country dans le blues qu’il joue avec le trio de Johnnie Johnson, ce qui attire le public blanc.

Il rencontre Muddy Waters à Chicago en 1955 qui l’envoie auprès de Chess Records. Ces derniers sont intéressés par sa reprise de « Ida Red » qu’il enregistre sous le nom de « Maybellene ». Il fait avec ce morceau un véritable carton et prend la 1° place dans le classement Billboard du R&B. Jusqu’en 1957, il fait deux tournées où il joue avec Carl Perkins, les Everly Brothers et Buddy Holly.

La légende est née

A la fin des années 50, il est une vraie star avec la sortie d’une douzaine de singles dont le célèbre « Johnny B. Goode», une participation au Newport Jazz Festival et des apparitions dans les films « Rock, Rock, Rock » et « Go, Johnny Go ! ». Il ouvre un club multiracial et investit dans l’immobilier.

Jugé en 1960, il obtient l’acquittement pour avoir franchi une frontière avec une jeune fille de 17 ans. Puis, pour les mêmes faits avec une jeune Apache de 14 ans, ce qui lui rapporte une condamnation à 3 ans de prison ferme dont il fait 20 mois. Sa réputation et les ventes s’en ressentent, il déprime. Les groupes de la British Invasion, les Beatles, les Beach Boys et les Rolling Stones notamment, reprennent ses morceaux et sa popularité remonte alors.

Il rejoint Mercury Records en 66 et y enregistre  5 albums. Mais Chuck Berry passe mal auprès de la profession car il réalise des performances souvent médiocres. Il refuse toute négociation pour ses contrats et fait appel à des groupes avec lesquels il ne répète pas avant les concerts. Il retourne chez Chess en 1970 et enregistre deux albums dont les morceaux « My Ding-A-Ling» et « Reelin’ And Rockin’ » connaissent de grands succès.

Chuck Berry en solo

Dans les années 70, il se produit seul, sans musicien ni manager mais joue tout de même à la Maison-Blanche. Rattrapé par la justice pour des ennuis financiers, il se retrouve condamné à 4 ans de prison. Il en fait 120 jours et fait des concerts en guise de travail d’intérêt général.

Les années 80 le voient faire une centaine de concerts et être un des premiers musiciens à être intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame de Cleveland. Il finit par acheter un restaurant. Cependant il écope encore d’une amende pour agression sur une femme en 1987.  En 1990, il plaide coupable pour possession de marijuana. Ceci afin d’échapper à une plus grosse accusation de « mauvais traitement sur mineure ». Une sombre histoire de caméra cachée dans les toilettes féminines de son restaurant.

Chuck Berry, l’immortel

Dans les années 2000, il fait une tournée triomphale européenne et américaine qu’il a du mal à terminer en raison de sa santé qui décline. En 2016, à 90 ans, il annonce son grand retour avec son dernier album « Chuck ». Il est retrouvé mort le 18 mars 2017 à Wentzville, chez lui.

Le morceau « Johnny B. Goode » est le seul morceau de Rock  avec son et images emporté par la sonde Voyager afin de montrer la quintessence de la production vivante sur Terre. Chuck Berry reçoit un Grammy Award, le Kennedy Center Honors, est classé 6° meilleur guitaristes de tous les temps et 25° plus grand chanteur par le Rolling Stone Magazine, 7° sur les 10 plus grands guitaristes de tous les temps par le Time, il obtient le 1° PEN Award, le prix Polar Music et un astéroïde porte son nom.

 

Les guitares de CHUCK BERRY, l’autre nom du Rock

Chuck Berry joue principalement sur Gibson. Notamment les :

  • Gibson ES-350 Ts, demi-caisse au son électrique très pur et précis en limitant les larsens, avec des micros P-90 puis des humbuckers PAF dans la seconde version.

 

 

  • Les Paul personnalisée

 

  • Gibson Byrdland ES 5 à trois micros 1951

Et, à partir de 1958, des Gibson ES-335 :

 

 

  • ES-335 (avec un cordier trapèze) 1960

 

Le maître joue également sur d’autres modèles comme les :

 

 

  • Grestch 6130 Roundup

 

Les amplis de CHUCK BERRY, l’autre nom du Rock

Au niveau ampli, Chuck Berry en a plusieurs dont le Fender Bassman Combo 1959

Mais également le Reverb Fender Dual Showman

Et enfin un Super Reverb Combo 1965

Le son en vidéos de CHUCK BERRY, l’autre nom du Rock

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.