MICK TAYLOR, Le rockeur solitaire

Fin mélodiste doté d'une grande richesse rythmique avec un toucher de velours, inspiré par le jazz et le blues, Mick Taylor joue avec les plus grands du rock et du blues. Il ne reste jamais longtemps en groupe, trop indépendant de caractère mais ne s'écarte jamais des Rolling Stones ou de John Mayall, ses meilleurs amis de musique.

Naissance d'un guitar-hero solitaire

Mick Taylor nait le 17 janvier 1949 à Welwyn Garden City en Angleterre. Issu d'une famille ouvrière, son père est monteur pour une compagnie d’avions.

Il commence la guitare à 9 ans avec quelques accords appris de son oncle maternel. Adolescent, il découvre le blues et se passionne pour Elmore James, Sonny Boy Williamson, B.B. King, Freddie King, etc. Il forme des groupes avec ses amis de classe et donne des concerts sous des noms tels que The Juniors et The Strangers, il sort même un single et fait une apparition tv !

Lors d'un concert des Bluesbreakers où il a 15–16 ans, Taylor demande à John Mayall s’il peut jouer avec le groupe. Ce dernier accepte et il s’improvise soliste des Bluesbreakers pour la soirée. Il en dit : « Je ne pensais pas que c'était une grande opportunité ... Je voulais vraiment monter sur scène et jouer de la guitare ». Grand bien lui a pris puisque deux ans plus tard, Mayall le rappelle pour remplacer Peter Green.

Découverte du blues puis du rock

En 1967, à 18 ans, il joue deux ans aux côtés de Mayall, enregistre 5 albums dont 2 live. Taylor développe un style de guitare basé sur le blues avec des influences latines et jazz. Plus tard, il développe ses compétences en tant que guitariste de slide. Deux ans plus tard, il remplace Brian Jones au sein des Rolling Stones, sur conseil de Mayall à Jagger. Il sera leur soliste de 69 à 74 avec qui il enregistre 7 albums.

Très souvent humilié par Keith Richards, fatigué de ses problèmes de drogue et par  frustration musicale (ses talents sont méprisés,certaines de ses parties guitares sont retirées au mixage) il quitte le groupe le 12 décembre 74, remplacé par Ron Woods.

Il dit de son départ : « J'étais un peu énervé de ne pas obtenir de crédit pour quelques chansons, mais ce n'était pas la seule raison [j'ai quitté le groupe]. Je suppose que j'avais juste l'impression d'en avoir assez. J'ai décidé de partir et de commencer un groupe avec Jack Bruce . Je n'ai jamais vraiment ressenti, et je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai jamais pensé que j'allais rester avec les Stones pour toujours, même dès le début. » Mais aussi : « Nous nous battions et nous disputions tout le temps. Et l'une des choses qui m'a mis en colère, c'est que Mick avait promis de me donner un crédit pour certaines chansons - et il ne l'a pas fait. Je pensais avoir suffisamment contribué. Disons-le de cette façon - sans ma contribution, ces chansons n'auraient pas existé. Il n'y a pas beaucoup mais assez, des choses comme " Sway " et " Moonlight Mile " sur "Sticky Fingers" et quelques autres. »

Taylor admet plus tard dans le documentaire 2012 Crossfire Hurricane qu'il a quitté le groupe parce qu'il voulait protéger sa famille de la culture de la drogue entourant le groupe. Il déclare en outre que pour rester en vie et combattre ses propres démons (il était devenu lui-même toxicomane en 1973), il avait besoin d'échapper au royaume des Stones.

Début de la carrière solo

Il fait alors quelques tournées avec Jack Bruce en 1975, Alvin Lee en 81, Mayall en 82 et 83, Bob Dylan en 84 et Billy Preston. Il participe à la tournée du groupe The Experience Hendrix pour honorer Jimi Hendrix et son héritage musical. Les joueurs étaient Taylor, Mitch Mitchell, Billy Cox, Buddy Guy, Hubert Sumlin et Robby Krieger.

Il apparait également sur les albums de Bob Dylan, Ron Wood, Billy Preston, Percy Sledge, Bill Wyman, Al Kooper, Gong de Pierre Moerlen et Elliott Murphy, John Phillips et Joan Jett.

En 1979 sort son premier album solo, bien accueilli par la critique et la presse, mais connait peu de succès commercial.

Depuis, il tourne il tourne de façon assez irrégulière (par exemple avec Carla Olson) et fait des apparitions en invité lors de quelques concerts (Allman Brothers, Joe Walsh, Grateful Dead, Johnny Copeland, Dick Rivers).

Réconciliation de guitaristes

Keith Richards, après l'avoir très mal traité (il ira jusqu'à dire dans une interview que Mick Taylor avait détruit le concept même des Rolling Stones), a par la suite estimé que le groupe avait perdu, avec son départ, un très grand musicien de studio. Dans ses mémoires Life, Keith Richards lui reproche en définitive de n'avoir jamais voulu s'intégrer au groupe, se mettant systématiquement à part sur un plan musical et communiquant peu avec les autres musiciens. Comme il n'entrait pas dans le jeu d'une bête de scène et préférait une carrière de musicien plus tranquille, loin des tournées, Keith Richards et Mick Jagger auraient finalement souhaité en 1976 son remplacement par Ron Wood, plus spectaculaire, plus en phase avec les autres musiciens, plus apte à tenir sur scène sur de longues tournées. Keith reconnait davantage une erreur de recrutement par lui et Mick Jagger.

Taylor enregistre cependant plusieurs titres avec Keith sur son album solo ainsi que quelques sessions radio et studio avec les Stones. Il est d'ailleurs présent lors de la cérémonie d’intronisation des Stones au Rock And Roll Of Fame.

Retour aux sources

Dans les années 90, il collabore avec Dick Rivers. Le 25 novembre 2012, il remonte sur scène avec les Rolling Stones à l'O2 Arena de Londres, à l'occasion de leur nouvelle tournée, pour jouer sur "Midnight Rambler". Le succès de sa réintégration à temps partiel sur scène est tel que le groupe l'emmène en tournée aux États-Unis et il joue alors sur deux à quatre titres par concert, sur des chansons comme "Midnight Rambler", "Love in Vain", "Can't You Hear Me Knockin", "Sway" et sur le morceau final, "(I Can't Get No) Satisfaction". Le 13 juin 2014, Mick Taylor rejoint les Rolling Stones en concert au Stade de France de Paris pour jouer "Midnight Rambler" et "(I Can't Get No) Satisfaction".

Il est classé 37e dans le magazine Rolling Stone des 100 plus grands guitaristes de tous les temps en 2011. Il est intronisé au Rock 'n Roll Hall of Fame avec les Rolling Stones en 1989. Ses empreintes de mains sont sur le RockWalk d'Hollywood depuis le 6 septembre 1998.

Du côté de ses fans, Slash déclare que Taylor a eu la plus grande influence sur lui.

Suivez Sounds-Finder maintenant pour savoir sur quel bois se chauffe ce solitaire du blues et du rock...

Les guitares de MICK TAYLOR

Mick Taylor joue principalement sur Gibson Les Paul.

La première, il l’achète lorsqu’il joue avec The Gods, en 1965 et la seconde en 1967.

Durant les tournées de 1972 et 1973, il utilise une Les Paul Sunburst sans Bigsby

 

On lui connait aussi l’utilisation de :

  – Gibson ES-355

  – Gibson Marauder

  – Gibson SG avec Bigsby

   – et de Fender Stratocaster et Telecaster.

Les amplis de MICK TAYLOR

Concernant ses amplis, on ne sait pas tout, mais voici donc quelques pistes repérées sur vidéo :

Fender Deluxe,

Ampeg VT-22.

 

On sait cependant que du temps des Stones, il assemble des engins au son massif, met des amplis basse sous des gamelles guitare, se branche sur des Ampeg GU 35 modifiés dont les lampes sont prélevées dans d’autres carcasses.

Les effets de MICK TAYLOR

On ne sait pas tout non plus sur les instruments de magie de ce guitariste, cependant on lui connait l’utilisation de :

Trémolo,

Overdrive,

Reverb,

Wha-wha

Chez Mayall, il shootait sa gratte avec un cocktail de wha-wha et de fuzz, il aimait déjà booster l’électricité en doublant le bobinage, en rajoutant au son le drive et la disto.

Le son en vidéos de MICK TAYLOR

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.