Stevie Ray Vaughan, le pionnier du Blues contemporain

Son jeu est reconnaissable entre mille : un blues très marqué par le Shuffle émanant du Texas Blues

Ses jeux de scène sont incomparables : tenue de cow-boy, bottes et chapeau, jouant de la guitare derrière la tête, dans le dos, avec un jeu inspiré de Jimi Hendrix

Oui, vous l’avez deviné, nous allons parler du pionnier du blues contemporain, Monsieur Stevie Ray Vaughan !!

Stevie nait le 3 octobre 1954 à Dallas. Son père travaille dans l’amiante et suit les ouvertures de mines donc les frères Vaughan connaissent beaucoup de déménagements dans leur enfance.

Ces derniers travaillent la guitare de façon autodidacte –Stevie sur une guitare jouet à trois cordes !- en s’inspirant de Jimi Hendrix, Albert King, B.B. King, Albert Collins, Johnny « Guitar » Watson, Buddy Guy, Howlin’Wolf, Otis Rush, Guitar Slim, Chuck Berry, Muddy Waters, Django Reinhardt, Wes Montgomery, Kenny Burell et George Benson.

Premier groupe parmi d’autres

En 1967, Stevie entre dans le groupe Brooklyn Underground qui joue dans les soirées dansantes locales.

Son frère, Jimmie, fait la première partie de The Jimi Hendrix Experience, à laquelle assiste bien sur Stevie qui voit T-Bone Walker et Freddie King également en concert. Stevie décide alors de se consacrer à la musique.

The Southern Distributor, un groupe de reprise, l’engage et il achète alors sa première Fender Stratocaster avec ses premiers cachets. Lorsque son frère rentre dans le groupe Texas Storm, Stevie prend la basse quelques mois.

En 1970, il intègre Liberation et enregistre 2 morceaux avec A Cast Of Thousands. Il finit par abandonner ses études au profit d’une carrière dans la musique.

L’année 1971 voit Stevie créer les groupes Blackbird puis Krackerjack avec lequel il joue en première partie des Wishbone Ash. Il compose des titres, fait des sessions studio et part en tournée avec Marc Benno and The Nightcrawlers.

Le groupe de la maturité

En 1975, il joue souvent dans un club de blues avec Paul Ray and The Cobras et enregistre un single en 1976. Il les quitte en 1977 et forme Triple Threat Revue avec Lou Ann Barton et W.C. Clark. L’année suivante, il intègre le batteur Chris Layton et le bassiste Tommy Shannon et renomme le groupe en Double Trouble.

En 82, ce groupe joue au Montreux Jazz Festival et lorsque David Bowie repère Stevie, il l’invite à jouer sur son dernier album Let’s Dance. 1983 le voit jouer avec Albert King sur scène et un album de cette rencontre sort en 1999 : In Session (Albert King And Stevie Ray Vaughan).

Le premier album de Stevie Ray Vaughan & Double Trouble sort en 83 et est titré Texas Flood. Son morceau phare, Pride And Joy, est classé dans le top 20 américain. Cet album et les deux suivants, Couldn’t Stand The Weather et Soul To Soul sont disques de platine en 84 et 85.

Dans les années 80, Stevie succombe aux tentations de l’alcool et la drogue. Il doit donc suivre une cure à partir de 1986 qui lui permet de se guérir totalement. A son retour, en 1989, il enregistre In Step, album qui lui vaut un Grammy Award du Meilleur Disque de Blues Contemporain.

Une étoile filante s’éteint

Il revient sur scène peu de temps puisque la mort l’emporte le 27 août 1990 de retour d’un concert dans un accident d’hélicoptère dans le Wisconsin. Il était accompagné de l’agent et de deux membres de l’équipe d’Eric Clapton, ce dernier ayant pris place dans un autre appareil.

En 1992, Fender édite la « Stevie Ray Vaughan Signature Stratocaster » conçue avec Stevie avant sa mort. Ce modèle est équipé de micros simple bobinage appelés Texas Special, également mis au point par Fender avec le concours de Stevie.

Jimmie Vaughan sort en 1990, Family Style, un album de duos des deux frères. Il écrit une chanson hommage nommée Six Strings.

En 2010, le magazine Rolling Stone le classe 7° des meilleurs guitaristes de tous les temps puis 12° en 2013.

Le Rock and Roll Hall Of Fame l’intronise en 2015.

Les guitares de Stevie Ray Vaughan, le pionnier du Blues contemporain

Stevie Ray Vaughan jouait au début avec de gros tirants, mais il s’est ensuite calmé lorsqu’il a compris qu’il bousillait les manches très rapidement. Il joue avec beaucoup de guitares, en voici quelques unes :

– une Gibson Messenger,

– une Fender Broadcaster,

– une Gibson Les Paul TV Model,

– une Les Paul Barney Kessel dans sa jeunesse.

Avec les Blackbird : Les Paul Gold Top

Majorité de Fender Stratocaster. Une de 63, nommée Number One ou First Wife, offerte par sa femme. Les micros de cette guitare lui donne un son très gras du fait qu’ils possèdent un défaut.

Afin d’imiter Jimi Hendrix, il modifie son vibrato de droitier en gaucher. Ce remplacement étant mal fini, un autocollant cache la modification.

Le radius du manche a été modifié par l’usure et des refrettages très fréquents. Le manche d’origine changé par un de Scotch qui, à au moment de sa casse est changé par un manche Fender de 1962. Pour finir, la guitare retrouve son manche d’origine au décès de son propriétaire.

Stevie Ray Vaughan joue également sur Lenny, une Strat de 63 également, encore offerte par sa femme, qui a un manche remplacé en érable (au lieu de l’originel en palissandre) offert par Bill Gibbons. Stevie monte des cordes à faible tension, contrairement à ses habitudes car cette guitare servait aux moments plus calmes.

Scotch, une Strat de 61 devient sa guitare fétiche lorsque Number One s’essouffle. Elle est à l’identique de celle de Buddy Guy sauf le manche qui est changé ensuite.

Il y a aussi, dans les guitares de Stevie Ray Vaughan, sa Charley.

C’est une copie de Strat créée par Charley Wirz est entièrement blanche hormis le manche et la touche avec une pin-up au dos. Elle a des micros Danelectro Lipstick tube.

Yellow est une Strat de 59 utilisée pur enregistrer Honey Bee et Tell Me. Elle est volée en 85 à l’aéroport de New-York, retrouvée ensuite, elle est exposée au Hard Rock Cafe de Las Vegas.

Butter est une Strat d’origine.

Les amplis de Stevie Ray Vaughan, le pionnier du Blues contemporain

Stevie Ray Vaughan joue avec des amplis Fender :

– le BlackFace,

– le Vibroverbs,

– le Vibratone,

– le BlackFace Super Reverb,

– le Silver Face Twin Reverbs

Il utilise plus rarement un Marshall Combo amp avec 2 cabines JBL 12’’

Les effets de Stevie Ray Vaughan, le pionnier du Blues contemporain

Concernant les effets de Stevie Ray Vaughan, on n’en connait peu. Voici les principaux :

– La pédale Tube Screamer Ibanez TS-808

– et la TS-9

Le son en vidéos de Stevie Ray Vaughan, le pionnier du Blues contemporain

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