JIMMY PAGE, ses débuts (partie 1)

Seuls les allergiques à la musique peuvent ne pas connaître le grand Jimmy Page. A moins d’avoir toujours vécu sur Mars, tout le monde l’a déjà entendu! Et ce, grâce à une carrière si riche de  ses nombreux enregistrements pour les autres. Ou encore ses groupes mythiques, The Yarbirds et l’inimitable Led Zeppelin. Il les a inventé, créé et a joué un style nouveau, moderne et sans cesse amélioré.

Et maintenant, comprenons le chemin qui l’a mené à nous offrir tellement de plaisir…

 Naissance du génie

James Patrick Page est né le 09 janvier 1944 à Heston dans la banlieue londonienne. Enfant solitaire, il transforme le salon familial en mini studio d’enregistrement dans lequel il fait venir son copain d’alors, Eric Clapton. Il débute la guitare à 12 ans de façon quasi autodidacte. Et ceci avec sa première électrique, une Futurama Grazioso de seconde main. Il déclare que cet instrument de 1959 est une de ses guitares préférées. A 14 ans, il explique dans un télé-crochet vouloir devenir chercheur en biologie mais quitte cependant l’école au même moment.

Il est influencé par divers types de musiques et sonorités, comme le blues, la folk, les musiques indienne et orientale, et par de célèbres artistes comme Johnny Day, Scotty Moore, James Murton, Elvis Presley, John Renbourne ou B.B. King.

Sa grande carrière commence

Pendant deux ans, après quelques accompagnements de Royston Ellis et Red E. Lewis, Jimmy Page se produit avec Neil Christian jouant sur plusieurs albums dont le single de 1962 « The Road To Love ».

Sérieusement malade de la mononucléose infectieuse, Il s’inscrit pendant sa convalescence au Sutton Art College de Surrey pour y faire de la peinture, son autre passion, mais reprend enfin son instrument favori de sorte que dès 1963, il joue comme musicien de studio sur des morceaux de Marianne Faithfull, des Nashville Teens, des Rolling Stones, Them & Van Morrison, Brenda Lee, Dave Berry, The Who, The Kinks, John Mayall, Chris Farlowe, Eric Clapton, Cliff Richardet les Shadows, Al Stewart ainsi que Joe Cocker pour le côté anglophone mais également avec Johnny Hallyday, Nico, Michel Polnareff, Françoise Hardy et Eddy Mitchell pour le côté francophone… Rien que ça !

Enfin son propre producteur

En 1965, Jimmy Page signe un contrat avec le manager des Rolling Stones afin d’être producteur et A&R (artiste et répertoire) suite à sa déjà prolifique carrière de guitariste de studio et est alors surnommé « Little Jim ». Diverses estimations indiquent qu’il joue sur 50 % à 90 % des enregistrements produits en Angleterre entre 1963 et 1966.

Cette même année, il fait une apparition en tant que musicien (évidemment!) dans le film Blow-Up de M. Antonioni. Il accepte également le poste de bassiste au sein des Yardbirds après s’être refusé trois fois à ce groupe, craignant pour sa santé et le bénéfice de sa carrière studio. Il revient rapidement sur sa 12 cordes, laissant Chris Dreja retrouver la basse. Avec son ami Jeff Beck, il n’y aura qu’un album enregistré et peu de succès au sein de ce groupe.

Suite à une tournée, Jimmy Page se passionne pour la musique indienne et part voir un concert de Ravi Shankar. Celui-ci finit de le convaincre au sujet du sitar et de cette musique si particulière.

Le début de sa grande révolution

Keith Relf et Jim Mc Carty cessent leurs participations au band Yardbirds mais Page est encore tenu par contrat. On lui propose alors un jeune chanteur de blues prometteur, Robert Plant, qui lui suggère à son tour le batteur John Bonham. Afin de bien se différencier des Yardbirds, ils rebaptisent leur groupe Led Zeppelin, suite à une vanne de Keith Moon (The Who) qui leur prédisait alors que ce band allait « s’écraser au sol comme un zeppelin de plomb » ce qui donne Lead Zeppelin en anglais. Nous sommes en 1968.

Retrouvez la seconde partie de l’histoire de ce géant dans notre deuxième article sur la création et la vie du groupe Led Zeppelin.

Les guitares de JIMMY PAGE, ses débuts (partie 1)

La première guitare de Jimmy Page est une Futurama Grazioso 57. Il adore jouer « Baby Let’s Play House«  d’Elvis Presley. Il l’utilise également pour enregistrer « Stairway to Heaven« . Un ami décide ensuite de lui repeindre sa guitare, pensant lui rendre service. Jimmy Page trouve alors le son alterné et ne l’utilise plus jamais.

Cet instrument a été fabriqué par une entreprise tchécoslovaque, Drevokov. Il présente la finition Sunburst, avec 3 micros à simple bobinage, des interrupteurs individuels sous chacun et un manche en érable.

 

Jeff Beck donne à Jimmy une Fender Telecaster 1959 en 1966 comme cadeau de bienvenue au sein des Yardbirds suite au départ d’Eric Clapton. Toute la période où Page jouera dans ce groupe est accompagnée par cette guitare. Ce dernier la personnalise avec des miroirs qu’il retire plus tard pour finalement la repeindre et y ajouter un pickguard en métal/miroir. Un ami pensant bien faire se permet de la repeindre et Page ne jouera plus jamais dessus à cause du son modifié.

 

Jimmy achète ensuite une Gibson Les Paul Custom 1960 au début des années 60. Il l’utilise pour les sessions studio et surtout pour enregistrer « Whole lotta Love ». Elle est équipée de 3 micros PAF (Patent Applied For) conçus par Seth Lover en 1955, d’un trémolo Bigsby et de tuners Grover Rotomatics. Elle sera volée à son propriétaire en avril 1970 lors de la tournée américaine de Led Zeppelin ce qui lui fera dire : « Beauté noire, qui a été entaillée aux États-Unis; elle a disparu à l’aéroport, quelque part entre Boston et Montréal. Une grande partie de mon travail en studio avait été fait avec cette guitare. Je ne voulais pas l’enlever de la maison. C’est marrant qu’une fois que je l’ai sorti, ça a été entaillé ! » – Jimmy Page pour Le Monde de la Guitare 1991. Henry Smith a récemment déclaré que l’instrument aurait été rendu à Page mais ce dernier ne l’a jamais confirmé.

 

Réputée comme la guitare n°1 de Jimmy Page, la Gibson les Paul Standard 1959 est obtenue par Joe Walsh (des futurs Eagles) en avril 1969 et a rapidement pris la place de la Telecaster.

Au milieu des années 60, Jimmy s’achète une Danelectro 3021/DC59 1961 qu’il utilise pour ses premiers contrats studio et tout au long de sa carrière. Sur scène, on la voit en 1967 avec les Yardbirds. Elle comporte la finition noire sur le corps semi-creux, un centre en peuplier, le dessus et le dos en masonite (isorel). Elle est équipée de 2 micros à simple bobinage Lipstick avec des aimants Alnico et d’un pont Quan Badass. Page travaille tout le long de sa carrière sur ces guitares et en dira : « J’avais avant tout besoin d’un instrument stimulant qui puisse exprimer et restituer au mieux l’ambiance de cette chanson sur scène, confia Page à une radio allemande en 2006. De plus pour jouer ce titre, j’avais besoin de deux guitares, une 12 cordes et une 6 cordes. Cette guitare unique m’a permis de ne pas avoir à changer d’instrument au milieu du morceau.

Les amplis de JIMMY PAGE, ses débuts (partie 1)

« Page utilisait un petit ampli fabriqué par Valco et vendu sous la marque Supro » explique Dave Hunter sur le site de Gibson. Pour s’approcher du son de Page, ce dernier recommande un Fender Champ et un Danelectro/Silverstone 1482

Les effets de JIMMY PAGE, ses débuts (partie 1)

Le son de Page, ce sont des micros humbuckers, un peu d’overdrive et beaucoup de sustain. Tous les réglages EQ doivent être en midi il faut faire plusieurs tests pour obtenir le bon overdrive. Les 4 modèles favoris de Page sont :

 

La Tone Bender : Il a été un des premiers musiciens à utiliser une Fuzz Tone Bender et la Wahwah Vox,

Pour les delays et écho : Page utilise un Binson EchoRec, un EchoPlex et un Vox deluxe Echo.

Quant à la reverb, elle est très importante pour le son de Page.

Boss CE-2 : modèle présent sur le pedalboard de Page depuis des décennies.

MXR Phase

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