B.B. KING, saint patron des guitaristes

Influenceur des plus grands noms de la guitare, ce compositeur-interprète est un des trois « kings » du blues. B.B. King est énormément récompensé avec son introduction au Blues Hall Of Fame et au Rock and Roll Hall Of Fame.  Suivis par l’obtention de la National Medal Of Arts en 1990, de la National Heritage Fellowship, du Kennedy Centers Honors, du Prix Polar Music ainsi que de la Médaille Présidentielle de la Liberté. Mais il est également nommé Docteur Honoraire en Musique à l’Université Brown et il reçoit les Clés de la ville d’Utica. Le magazine Rolling Stones l’a consacré 3° meilleur guitariste de tous les temps, comme le Time . Et Gibson le 17°, en plus des 17 Grammy Awards qu’il a reçu pendant sa carrière. Il enregistre plus de 45 albums studio durant sa vie.

L’histoire de B.B. King

Riley B. King nait le 16 septembre 1925 dans le Mississippi au sein d’une famille de métayers et est élevé par ses grands-parents. Il chante dans le chœur de gospel de l’église locale et obtient sa 1° guitare à 12 ans. Il apprend à l’oreille à jouer du blues de base sur Blind Lemon JeffersonB.B. King part avec le Famous St. John’s Quartet jouer dans les radios et églises locales en 1943.

En 1948, il joue dans une émission de radio de Sonny Boy Williamson où il se fait remarqué. Il est, de ce fait, engagé sur l’émission King’s Spot qui connait un réel succès d’audience. Après son travail de DJ, il se fait surnommer Beale Street Blues Boy qui devient B.B. pour Blues Boy. Il découvre T-Bone Walker qui utilise les accords classiques du jazz, comme ceux de 9° dominante puis Charlie Christian pour son jeu en accords diminués. Enfin, il apprend du maître Django Rheinhardt. Il reprend le son du bottleneck en y incorporant le bend ainsi que le vibrato. Il maîtrise le solfège, les gammes et la formation des accords, contrairement aux bluesmen d’alors.

Et la légende en devient une…

B.B. enregistre son 78 tours en 1949, qui reste très discret. Il monte alors son band, le B.B. King Review avec Calvin Owens, Kenneth Sands, Lawrence Burdin, Georges Colemen, Floyd Newman, Millard Lee, Ted Curry, George Joyner et Earl Forest. Ils jouent dans de petits clubs et certaines grandes salles partout aux Etats-Unis.

L’album « 3 O’Clock Blues » se classe 1° au Billboard Rhythm en 1952. King devient une vraie star du R&B et enchaîne les triomphes. En 56, il fait 342 concerts et crée son label « Blues Boys Kingdom » où il produit Levi Seabury et Millard Lee entre autres. En 1964, il enregistre son album le plus connu « Live At The Regal ». Il trouve un succès mondial qui ne se démentira plus jamais. Il fait la 1° partie des Rolling Stones et apparaît 74 fois dans les classements du Billboard en R&B.

En 1988, sa collaboration avec U2 lui permet d’atteindre un nouveau public. Il fait même une apparition dans leur film « Rattle And Hum ». Son enregistrement avec Clapton qui l’idolâtre réellement pour son toucher unique qui fait vivre la guitare sort en l’an 2000.

B.B. King, légende de son vivant

A 80 ans, il entame sa tournée européenne d’adieux avec Gary Moore, Joe Sample Randy Crawford, David Sanborn, Leela James, Stanley Clarke, Barbara Hendricks, Gladys Knight, Earl Thomas, John Mc Laughlin et George Duke qui le rejoindront sur certaines dates. Il donne également une série de concerts au Brésil et explique alors à un journaliste qui l’interroge sur ses adieux : « Un de mes acteurs préférés est écossais, il s’appelle Sean Connery. La plupart d’entre vous le connaissent dans son rôle de James Bond, 007. Un de ses films s’appelle Never Say Never Again ».

B.B. King se produit ensuite en France, en 2009 et a l’honneur d’être « citoyen d’honneur » de la ville de Cognac qui a une rue à son nom. Il continue par le Maroc et Chicago, retourne en France, joue avec Clapton et Santana et file à Las Vegas. Il y décède le 14 mai 2015. Un musée lui est consacré dans le Mississippi, le « B.B. King Museum And Delta Interpretiv Center ».

Les guitares de B.B. KING, saint patron des guitaristes

La guitare « Lucille » de B.B. King est créée par Gibson.

Elle ne possède pas d’ouïe pour une demi-caisse, la table est en érable laminé et Epiphone a décidé de vendre sa réplique plus tard pour un prix moindre. Son histoire vient du fait qu’un incendie se déclare un jour dans un club, où B.B. King joue, à cause d’une embrouille entre deux gars qui périssent pour une fille nommée Lucille. Il décide de nommer sa gratte ainsi afin de toujours se rappeler qu’on ne doit jamais agir stupidement.

Il s’agit d’une Gibson L-30 de laquelle il dit : « Le son que vous écoutez  provient de ma guitare nommée Lucille, je suis vraiment fou de Lucille, elle m’a arraché à la plantation, vous pouvez dire qu’elle m’a apporté la célébrité« . Le maître jouait aussi sur une Gibson BB King signature. 

 

 

 

B.B. King joue également sur Gibson ES-355, Gibson J-45, Gibson L-30 Archtop, Gibson Les Paul Goldtop

B.B. King se sert aussi de Gibson L-5-P CES, de Gibson ES-330 et de Gibson ES-345.

B.B. King joue sur Fender, notamment la Fender ‘50s Esquire Electric Guitar mais beaucoup plus rarement.

Les amplis de B.B. KING, saint patron des guitaristes

B.B. King utilise l’ampli Fender Super Reverb

 

B.B. King se sert d’un Lab series L5

 

Les effets de B.B. KING, saint patron des guitaristes

Quant à son micro, B.B. King apprécie le Rode NT1-A Condenser Microphone

Et il a son propre pick !! Le BB King Red Heavy Plectrum

Le son en vidéos de B.B. KING, saint patron des guitaristes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.