JEFF BECK, le maître du vibrato

Légende parmi les légendes, Jeff Beck est un prodige de la guitare. Surnommé « Le Maître du Vibrato », il est un pionnier de l’électrique. Dès 1965, utilisant les bends des bluesmens noirs, on le reconnait pour son jeu toute en justesse et pureté. Classé 5° meilleur guitariste de tous les temps par le magazine Rolling Stone qui dit de lui que c’est « l’un des guitaristes solistes les plus influents dans le rock », MSNBC le dépeint comme le « guitariste des guitaristes », il a gagné 8 Grammy Awards et figure deux fois dans le Rock And Roll Hall Of Fame.

Naissance d’un maestro

Geoffrey Arnold Beck nait à Londres le 24 juin 1944. Dès ses 10  ans, il chante dans une chorale d’église. Puis, ado, il essaie de se construire sa propre guitare. « Je me suis intéressé à la guitare électrique avant même de connaître la différence entre électrique et acoustique ». La guitare électrique semblait être une planche de bois tout à fait fascinante avec des boutons et des interrupteurs dessus. Il fallait absolument que j’en aie une, […] ma tête a toujours eu vingt ans d’avance sur mon corps ». Les Paul, Gene Vincent, Les Shadows, Cliff Gallup, Steve Cropper et B.B. King l’influencent, et, après avoir quitté l’école, il étudie très brièvement au Winbledon College Of Art et fait divers petits boulots jusqu’à ce que sa sœur le présente à Jimmy Page et qu’il se fasse embaucher en studio.

Rendez-vous avec la gloire

Sur recommandation de ce dernier, Jeff Beck rejoint les Yardbirds en 1965 après le départ de Clapton en disant : « Je connaissais Jimmy Page depuis plusieurs années déjà et quand, fin 64,  on lui a demandé de remplacer Eric Clapton au sein des Yardbirds, il a pensé à moi. Lui n’était pas intéressé par le job et il m’a demandé : « Est-ce que ça te dirait de jouer avec eux ?  » Il a mis sur la platine leur album « Five live Yardbirds« . Et s’est dit: « C’est bien supérieur à tout ce que j’ai fait jusqu’ici ! […] J’ai passé une audition, ils m’ont pris, et voilà ! C’est ensuite que j’ai réalisé dans quel guêpier je m’étais fourré. Les Yardbirds, eux, voulaient juste un nouveau guitariste et moi, je devais remplacer Eric Clapton, qui était une star, un héros. Et tous les soirs, le petit nouveau que j’étais devait sortir ses tripes. S’il ne voulait pas se faire massacrer par le public ».

Grand parmi les grands

L’année suivante, ce groupe se retrouve alors avec les deux plus grands guitaristes du moment, Jimmy Page et Jeff Beck, ils tournent un film sur un groupe jouant dans un bar où l’on peut les voir ensemble. Ses doigts nus au lieu du médiator sur la guitare pour pincer les cordes le font s’amuser avec le vibrato. Avec lequel il combine le bouton de volume pour changer de tonalité et obtenir des liaisons entre les notes. Le tapping et le bottleneck sont aussi parfaitement intégrés à son jeu. Il chante peu mais joue parfois de la basse également.

Techniques de génie

Jeff Beck est le premier à tester la distorsion, le fuzz et le feed-back sur le seul album enregistré avec les Yardbirds, « Roger The Engineer ». C’est ce qui inspirera un autre guitariste légendaire, Jimy Hendrix. Les soucis de santé entre autres poussent Beck à quitter le groupe. Il en reforme un après des sorties de single solo, le Jeff Beck Group avec Rod Stewart au chant, Ron Wood à la basse, Mick Waller à la batterie et Nicky Hopkins au piano. Ils sortent 2 albums, « Truth » et « Beck-Ola » en 68 et 69 mais les dissensions naissantes font partir Wood et Stewart ce qui fait annuler leur participation au festival de Woodstock.

Quand la concurrence blesse

Jeff Beck regrette ce moment :  » J’ai vraiment été blessé, profondément. Led Zeppelin a débarqué au moment précis où nous nous débattions avec l’enregistrement de notre second album. Nous n’arrivions pas à rassembler le matériel adéquat et nous étions désespérés. C’est dans ces conditions que Rod et moi, nous avons assisté à la chute du Jeff Beck Group et à la prise de pouvoir de Led Zeppelin. Je reste persuadé qu’en sortant un deuxième album de valeur et en laissant nos différends de côté, les choses ne se seraient pas terminées de cette façon. Nous leur avons ouvert la porte, c’est certain« .

Reconnaissance du milieu

Ces deux albums ont un certain succès auprès du public, de la critique et surtout des musiciens. Les influences du Heavy métal sont maintenant posées et même Nick Mason des Pink Floyd dit alors : « Aucun d’entre nous n’a eu le culot de lui demander » de rentrer dans leur groupe. Le band explose après l’accident de voiture de Jeff Beck et il en reforme un nouveau, Cactus, avec Cozy Powell. Il part avec ce dernier et son producteur aux Etats-Unis enregistrer aux studios Motown. En 71, il finit la construction du groupe avec Bobby Tench à la gratte et au chant, le pianiste Max Middleton et Clive Chapman à la basse. Deux albums sortent et le groupe se dissout.

Reconnaissance mondiale

Afin de respecter ses obligations contractuelles, Jeff Beck fait une série de concerts en Amérique avec le groupe. Ensuite, il monte le trio Beck, Bogert And Appice qui part alors en tournée européenne et américaine. Leur premier album plait à la critique mais pas au public. Beck fait des apparitions avec Bowie et des séances avec les Hummingbird. A nouveau, le trio est dissout en 1974 et leur dernier album « Live In Japan » sort en 1975.

Il se fait alors producteur et arrangeur rock et jazz-rock pour des enregistrements studio. C’est alors que son album « Blow By Blow » émanant de ces sessions devient son plus grand succès commercial. Il part en tournée américaine, affublé d’un groupe pour l’occasion et deux albums sortent d’affilée.

Un succès continu

Les tournées et albums s’enchaînent, ses participations également aux côtés notamment de Sting, Clapton et Phil Collins, Jimmy Page, Buddy Guy, Herbie Hancock et Rod Stewart jusqu’à nos jours, tout comme les récompenses qui ne cessent de pleuvoir. On compte aujourd’hui 38 albums du prodige, live, studio et compilations confondus qui est toujours en tournée. Voyons maintenant le matériel du prodige…

Les guitares de JEFF BECK, le maître du vibrato

Jeff Beck utilise très peu d’acoustiques. Il joue sur des Strat et Telecaster essentiellement.

Fender sort une Stratocaster signature en 91 avec des micros Lace sensor Gold en H/S/S (remplacés par des Hot Noiseless plus tard) avec un humbucker en position chevalet, un commutateur simple/double et un manche large (modifié par la suite) avec une touche en palissandre et 22 frettes jumbo. Elle comporte aussi des mécaniques Schaller bloquantes et un sillet LSR à billes.

 

 

Jeff Beck utilise aussi une signature Gibson Les Paul Oxblood reissue Custom ainsi qu’une

Fender Esquire

 

Il joue aussi sur une Gretsch Duo Jet et sur une Jackson Soloist

Les amplis de JEFF BECK, le maître du vibrato

On sait qu’il utilise des amplis Marshall et Fender ainsi que des Vox AC 30.

Les effets de JEFF BECK, le maître du vibrato

Jeff Beck utilise une grande variété d’effets dont des pédales Wah-Wah, des disto ProCoRAT et des pédales de Fuzz qui s’ajoutent à des chambres d’écho.

 

Le son en vidéos de JEFF BECK, le maître du vibrato

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