CLARENCE WHITE, L'inventeur du B-Bender

Classé 41° des 100 plus grands guitaristes de tous les temps par Rolling Stone en 2003. Intronisé au Temple de la Renommée de l’International Bluegrass Music Association en 2016. Classé 42° des 50 meilleurs guitaristes de tous les temps par Gibson en 2010. Voici une partie du palmarès de Clarence White.

Clarence Joseph LeBlanc nait le 7 juin 1944 à Lewiston aux USA de parents franco-canadiens. Il a deux frères et 2 sœurs qui jouent tous de la musique. Clarence commence la guitare à 6 ans. Mais, à cet âge, ses mains ne lui permettent pas de tenir correctement l'instrument alors il passe au ukulélé jusqu’à ce que sa taille lui permette de tenir la guitare de façon adéquate.

Lorsqu'on a une fratrie musicale

White commence à jouer en public avec ses frères dans leur groupe qui se nomme The Three Little Country Boys. Il joue du bluegrass à partir de 1956. En 1962, le groupe devient les Kentucky Colonels et ils enregistrent pas moins de 12 albums. Il se produisent dans les clubs locaux et dasn des festivals. Clarence devient un virtuose du flatpicking, influencé par Doc Watson.

En 1964 sort leur premier album « Appalachian Swing ». Le critique musical Tom Owens fait remarquer que le jeu de White sur l'album, "a aidé à créer un nouveau style dans le bluegrass; à savoir, il a redéfini la guitare acoustique comme un instrument de solo".

Les garçons se séparent en 1965, puis se reforment en 66 pour moins d’un an.

Clarence est alors reconnu comme un grand guitariste, très respecté dans le milieu. Sa très grande vitesse de jeu et sa virtuosité en font un guitariste de renom.

De nouvelles envies pour de nouveaux sons

Adorant les jeux de Django Reinhardt, James Burton et Chuck Berry, il utilise l’accord ouvert et la syncope dans sa propre technique de flatpicking.

Il passe de sa Martin D-28 à une Fender Telecaster, abandonnant temporairement le bluegrass avec l’intention de devenir musicien de studio.

La transition à l’électrique exige qu’il modifie sa technique de jeu de main droite : il passe de l’accord ouvert au frottement du manche entier avec sa main gauche.

White joue dans clubs californiens, dans des festival et sur les disque de Gene Parsons et Gib Guilbeau. Il se produit également dans des sessions de studio qui l'amène à collaborer avec Joe Cocker, les Everly Brothers, Pat Boone, les Monkees et bien d'autres.

Avec Gene Parsons, ils rejoignent le groupe Nashville West en 1968 et enregistre un disque. L'historien de la musique Richie Unterberger décrit plus tard l'album comme étant "d'un intérêt historique considérable pour quiconque s'intéresse aux racines du country-rock". C'est alors que Roger McGuinn l’invite à rejoindre les Byrds avec qui il enregistre 8 albums entre 1968 et 1973.

Ses qualités de guitariste flatpicking et crosspicking finissent de poser sa notoriété.

L'invention du B-Bender

Il invente, avec Gene Parsons, le B-Bender qui permet à un joueur de plier mécaniquement la corde B sur un ton entier et d’imiter le son d’une guitare en acier à pédale. On retrouve pour la première fois cet effet dans le morceau "Old blue".

L'appareil, connu aussi sous le nom de "Parsons/White StringBender", est un mécanisme à levier à ressort intégré à l'intérieur de la guitare de White, qui est lié au bouton de la sangle de la guitare et à la corde B. Quand il est activé, en tirant vers le bas sur le manche de la guitare, il tire sur la corde B et amène la guitare à simuler le son "pleurant" d'une pédale en acier. White utilisant l'appareil intensivement en tant que membre des Byrds, le son distinctif du StringBender devient une caractéristique déterminante de la musique de ce groupe pendant le passage de ce dernier.

Jouer, toujours !

White n'est pas qu'un joueur de mandoline et de guitare, il chante très bien aussi. Sa première performance vocale avec les Byrds est entendue dans le morceau "Oil In My  Lamp".

En 1964, Jerry Garcia des Grateful Dead voyage avec les Byrds et reste, depuis, sous l'influence de Clarence.

A la séparation des Byrds, il se joint au super groupe Muleskinner avec Peter Rowan, David Grisman, Bill Keith et Richard Greene. Ensemble, il sortent un album studio et un live. Mais le groupe finit par se séparer.

Clarence enchaine avec quelques concerts avec les The New Kentucky Colonels alias White Brother puisqu’il joue avec ses frères. Cette formation publie 2 albums.

En plus des albums cités ci-avant, White enregistre 4 albums solo de sessions et 3 avec Tut Taylor.

En rentrant de concert avec ses frères, le 14 juillet 1973, il décharge le matos de la voiture lorsqu'un  chauffard ivre le tue. C'est une tragédie pour l'univers de la guitare et nombreux sont ceux qui lui rendent hommage.

Suivez maintenant Sounds-Finder vous parler de son matos...

Les guitares de CLARENCE WHITE

Comme nous vous l’avons expliqué ci-avant, Clarence White commence sa carrière avec une Martin D-28 ’35 Herrinbone. Elle est suivie par le même modèle mais cette fois, de 1952. En outre, sa panoplie comporte aussi une D-18.

En plus de maltraiter ses instruments (il a rempli une guitare de sable et a tiré sur le D-28 avec un pistolet), il écrase les deux guitares un soir après un concert dans le Massachusetts, causant des dommages importants au D-18.

A l’époque des Byrds, il se sert d’une Ovation

Avec les Muleskinner, il utilise une Roy Noble Dreadnought (rosewood) 1968

Avec les New Kentucky Colonels, Clarence joue avec une Mark Whitebook Dreadnought (rosewood).

 

Pour débuter sa période électrique, il passe ensuite à la Fender Telecaster ’50.

Avec l’utilisation de son B-Bender, White utilise un style de picking hybride qui combine un flatpick avec son majeur et son annulaire. Mais dans son jeu électrique, il rompt avec l’approche traditionnelle bluegrass du jeu de style position basé sur des accords ouverts.

Les amplis de CLARENCE WHITE

En studio, il utilise généralement un Fender Vibrolux

Sur scène, selon la taille de la salle, il utilise différents amplis dont un Dual Showman modifié, un Twin modifié et un Super Reverb. Il utilise également un cabinet Leslie avec un micro en stéréo.

Les effets de CLARENCE WHITE

Clarence n’utilise pas beaucoup d’effets, bien qu’il ait un interrupteur déphasé lorsque les deux micros sont activés sur son Telecaster. Il a également une unité de distorsion personnalisée, construite pour lui par le technicien d’amplis Orville «Red» Rhodes. Malgré les nombreux amplis à lampes différents qu’il utilise, il s’est appuyé sur la pédale fuzz.

Le son en vidéos de CLARENCE WHITE

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