CARLOS SANTANA, créateur du rock-latino

Petit jeu pour vous présenter cet artiste à la signature musicale reconnue mondialement : Qui a inventé le rock latino et a été le précurseur de la World Music dès 1969 ? Qui a été classé 15° des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps par le Rolling Stone Magazine avec ses 17 albums solo, 25 studio, 9 live et ses 100 millions de disques vendus ? Carlos

Un petit indice ?… C’est bien parce que c’est vous ! C’est un guitariste, compositeur et chanteur américain d’origine mexicaine où il est né le 20 juillet 1947. Et oui ! C’est bien de Carlos Santana dont nous parlons ! Bravo, vous avez gagné le droit de lire un super article sur cet artiste prodigieux ! Et, si vous avez perdu, vous saurez tout sur lui pour mieux l’apprécier et tenter de l’imiter !

Naissance d’un créateur de son

Son père, dans un groupe traditionnel de mariachi, apprend le violon à Carlos dès ses 5 ans. Mais il le délaisse à 8 ans pour la guitare acoustique  qu’il étudie. Et lorsque la famille s’installe à Tijuana en 1955, il découvre l’électrique. Il se forme alors seul, dans les clubs de la ville. C’est en rejoignant la famille Santana plus tard qu’il apprend l’anglais et le blues.

En 66, le Santana Blues Band se fait remarquer et est invité au festival de Woodstock en 1969. Cette prestation demeure légendaire grâce à l’aide du batteur Michael Shrieve. Elle lui assure le succès de son 1° album « Santana« qui mêle salsa et rock en août 69.

Les années 70 voient le style du band évoluer avec des sons plus psyché et jazzy sur des influences latino. En outre, de 72 à 81, Carlos est disciple d’un gourou qui lui donne le nom sanskrit de « Devadip » (l’œil de Dieu). Voilà pourquoi ce nom est ajouté à Santana sur les 3 albums suivants, « Illuminations », « Oneness : Silver Dreams – Golden reality » et « The Swing of Delight ».

Le succès de l’évolution

L’album « Abraxas » est rapidement enregistré et se vend tout aussi vite en 1970. Il s’inspire de celui de Miles Davis « Kind Of Blue » avec des influences jazz-rock et salsa. Ce dernier en dira même que leurs albums respectifs sont « d’importance équivalente » pour la musique afro-cubaine. Mais la venue du guitariste John McLaughlin sur l’album « Love Devotion Surrender » ajoute au latino un style résolument psyché en 1973.

En 1976, l’album « Amigos » apporte enfin un style plus mélodieux à sa sonorité. Mais la décennie 80 lui fait connaitre une perte de créativité alors que ses concerts ameutent toujours autant de monde. Cependant, en 1985, l’album « Beyond Apearances » paraît avec 2 musiciens différents mais aux noms semblables : Chester D. Thompson le claviériste et Chester Thompson, le batteur. Carlos renoue enfin avec le succès en 1999 avec « Supernatural », récompensé par 9 Grammy Awards.

Pendant cette période Santana joue avec les plus grands tels que Rob Thomas, Chad Kroeger, Herbie Hancock, Wayne Shorter, Stanley Clarke et Eric Clapton. Mais également Alice Coltrane, Michelle Branch, Tina Turner, Joe Cocker, Steven Tyler, Mary J. Blige, Seal et Dido.

En 2010, l’album « Guitar Heaven-The Greatest Guitar Classics Of All Time » paraît avec des reprises de classiques du rock, comme des titres des Led Zeppelin, des Rolling Stones, des Doors, de Deep Purple ou Jimi Hendrix. Il y a également une surprise sur l’édition Deluxe chantée par Roch Voisine.

En 2017, la sortie de l’album « Power Of Peace » enregistré avec The Isley Brothers réalise un vieux rêve pour Santana en combinant des sonorités intemporelles telles que soul, jazz, funk, blues, rock et pop.

Il joue aussi au producteur de film pour « Dolores » grâce à son dévouement dans le militantisme social et les causes humanitaires.

Le jeu du Maître

Le jeu de Carlos est très lyrique, avec un ton saturé rond et chaud. Il utilise énormément le bend, le legato et les glissés tirés. Un jeu principalement fondé sur la gamme pentatonique et sur son deuxième mode de la gamme majeure, le mode dorien. Il mélange les rythmes au fil de ses créations tels que reggae, salsa, blues, rock, RnB et rap qu’il agrémente de sonorités mexicaines traditionnelles.

A ce jour, Carlos Santana comptabilise 10 Grammy Awards, trois Grammy latinos, 10 Prix Lifetime Achievement en 2009, du Billboard Music Awards en 96, le Billboard’s Century Award en 96, le Kennedy Center Honors en 2013 grâce à ce jeu hors-norme et son génie créatif.

Son style en constante évolution depuis ses débuts ne cesse jamais d’attirer l’admiration de ses pairs comme ses fans. Et, maintenant, que vous ayez gagné ou pas notre petit jeu, gagnez la connaissance des sons de Santana en continuant avec ses guitares !

Les guitares de CARLOS SANTANA, créateur du rock-latino

Dans les années 70, Carlos Santana joue sur une grande série de Gibson SG et de Les Paul avant de leur préférer la Yamaha SG et notamment la »bouddah ».

 

 

En 1981, lors d’un concert, Paul Reed Smith réussit à approcher Carlos Santana pour lui montrer un de ses prototypes. Ce dernier est bluffé par la qualité de son assemblage et sa finition. Il décide donc de la tester sur scène le soir même. Mais Santana demande au luthier de remplacer les micros P-90 à simple bobinage au profit de humbuckersPaul Reed Smith profite d’une révision sur une des guitares pour l’envoyer, une fois les rectifications effectuées, en essai à Santana qui est en tournée à ce moment. Santana craque pour l’instrument et adopte la PRS. Il l’ utilise pour enregistrer son album « Zebop ! » en 1981. Il passe commande de ses PRS personnalisées avec un ensemble d’acajou pour le corps et le manche, une touche en bois de rose avec des repères de nacre représentant des oiseaux (un élément que l’on retrouve sur la majorité des PRS), des mécaniques à blocage breveté par PRS et une table en érable flammé. Il demande également l’ajout d’un vibrato qui ne désaccorde pas la guitare.

Les PRS Santana en sont depuis à leur troisième génération. Aux débuts, les premiers prototypes présentaient une table, dont la teinte tirait vers un orange dont le jaune prédominait, équipée de micros « zébra » tandis que les plus récents ont une couleur orangée virant vers le saumon.

Les guitares PRS Santana offrent un confort de jeu sans pareil et ont donné naissance à une longue lignée d’instruments reprenant les éléments de base ayant servi à concevoir ces modèles : la table en érable flammé, les incrustations de nacre et le vibrato fiable que Santana avait demandé sont devenus caractéristiques et figurent sur plusieurs autres modèles.

Il a aujourd’hui 6 guitares signatures PRS : La Santana SE (fabriquée en Asie), la Santana 1980 West Street, la Santana, la Santana II, la Santana III et la Santana MD.

Pour le jeu en acoustique Santana joue sur un modèle Jazz Electric Nylon fabriqué par le luthier Toru Nittono.

Les amplis de CARLOS SANTANA, créateur du rock-latino

Santana branche ses guitares sur un système très simple, à savoir un ampli Mesa/Boogie Mk1 qu’il utilise depuis le début des années 70.

 

Les effets de CARLOS SANTANA, créateur du rock-latino

Le signal passe ensuite vers deux têtes Overdrive Dumble Reverb qui alimentent une paire d’enceintes PRS également. Tout ceci piloté par un switcher Pete Cornish avec une Wha-Wha Real Mc Coy Custom. Pour le peu de delay que son jeu exige, celui-ci provient d’un module TC.Electronic D2.

Le son en vidéos de CARLOS SANTANA, créateur du rock-latino

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