RANDY RHOADS, le génie éclair

S'il est un guitariste que l'on regrette et qui nous laisse perplexe quant à l'avenir de la musique s'il était encore là, c'est bien Randy Rhoads. Il est une influence majeure sur le métal néo-classique et sur beaucoup de guitaristes, notamment entre autres : Yngwie Malmsteen, Dimebag Darrell, Frank Hannon, Doug Aldrich, John 5, Jake E. Lee, Zakk Wylde, Kirk Hammett, Michael Romeo, John Petrucci, Tom Morello, Joe Holmes, Neal Grusky, Michael Angelo Batio, Brad Gillis, George Lynch, Alexi Laiho, Mick Thomson, Paul Gilbert, Buckethead et Richie Faulkner.

Une enfance studieuse

Randall William Rhoads nait le 06 décembre 1956 en Californie. Il est le plus jeune des trois enfants. Son père part très tôt. Sa mère est directrice d’une école de musique. Elle l'oblige à apprendre le piano pour qu'il maîtrise les bases des partitions. A 7 ans, il prend des cours de guitare folk et classique. Sa grand-mère lui procure alors une Gibson acoustique.

Influencé par la musique classique et le heavy metal, à 12 ans, il abandonne le piano pour la guitare électrique, une Harmony Rocket de 1963. Il prend des cours pendant plus d’un an et son prof dit à sa mère qu’il n’a plus rien à lui apprendre, l'élève dépassant le maître.

Son premier groupe s'appelle The Whore, mais c'est en 1971 qu'il crée Violet Fox. Avec son frère, Doug à la batterie et Randy à la guitare. Cette formation dure 5 mois. Il joue alors dans différents groupes comme The Katzenjammer Kids et Mildred Pierce. Puis c'est Little Women en 1976 avec Kelly Garni, son ami d’enfance, Drew Forsyth à la batterie et le chanteur Kevin DuBrow.

Le déclic musical

Le frère de Randy déclare qu'un concert d'Alice Cooper en 1971 est un point déterminant dans la vie du guitariste : "Randy était hypnotisé. Il était catatonique en train de regarder la scène. Plus tard dans la soirée, Randy a dit:" Je peux le faire. Je peux ressembler à ça. Je peux être ça." Quelque chose a cliqué cette nuit-là et je pense que cela lui a montré ce qu'il pouvait faire avec son talent".

A la même époque, il enseigne la guitare dans l'école de sa mère. Professeur le jour, il retrouve son groupe le soir pour les répétitions et les concerts. Little Women se transforme en Quiet Riot. Le groupe devient rapidement une des meilleures formations de Los Angeles. C'est un mélange de glam et hard rock. Ils décrochent leur premiers contrats après une série de concerts. Leur premier album « Quiet Riot I » en 1977 et « Quiet Riot II » en 1979 sont distribués uniquement au Japon.

L'alcool aidant, Garni veut tuer DuBrow et est donc remplacé par Rudy Sarzo à la fin de l'année 1978. Ils continuent les tournées à travers l’Amérique. S'ensuit logiquement la création de sa Flying V noire et blanche le 22 septembre 1979 après la rencontre de Sandoval remplacé plus tard par Grover Jackson.

Rencontre avec Ozzy Osbourne

Cette même année, il auditionne sans grande motivation pour Ozzy Osbourne. Ce dernier, fin bourré, qui, à ce moment, est prêt à renoncer à son nouveau groupe, ne trouvant pas de guitariste. Randy, avec son petit ampli Fender et sa Les Paul fait quelques échauffements et Ozzy l’embauche immédiatement.

En 1980, le groupe avec Uriah Heep et Lee Kerslake entre en studio en Angleterre et enregistre « Blizzard Of Ozz ». Cet album est considéré par la critique comme un chef-d'œuvre du groupe et est toujours salué par la presse. Il contient aussi le mini-instrumental acoustique de Randy, "Dee", composé pour sa mère. S'ensuit une nouvelle tournée en Angleterre.

Retour en Californie

Une fois de plus, Randy veut une guitare custom. Une semaine avant Noël, il rencontre Grover Jackson de Charvels Guitars. Avec un premier croquis, Randy et Grover créent la véritable première guitare Jackson jamais produite. Cette nouvelle guitare, de type Flying V, devient également un symbole du nom de Randy Rhoads.

En 1981, ils enregistrent leur 2° album « Diary Of A Madman » et partent en tournée avec Motörhead.

Randy repart vers Grover Jackson afin de réaliser une nouvelle guitare sur mesure. Il se plaint que beaucoup de personnes confondent sa Jackson avec une vraie Flying V. Il veut donc avoir quelque chose qui se distingue plus. Il reçoit cette guitare, la deuxième Jackson jamais produite, juste avant le début de la tournée "Diary of Madman". En même temps, trois guitares sont construites pour Randy. Il reçoit la première, la 'Black Custom' alors que Jackson continue de travailler sur les deux autres. Malheureusement, une de ces deux guitares est vendue accidentellement par Grover Jackson. La troisième, non terminée à l'époque de l'accident de Randy, est maintenant la propriété de Rob Lane.

L'Europe lui ouvre les bras

Avec la sortie de l'album "Diary of a Madman", c'est le début de leur tournée européenne. Cette dernière est annulée au bout de 3 jours à cause des problèmes mentaux et physique de Ozzy. Ils rentrent aux States et repartent en tournée. "Diary of a Madman" est certifié disque de platine en 146 jours.

L'intérêt de Randy pour la guitare classique augmente chaque jour davantage. Rapidement, il est de notoriété publique qu'il souhaite quitter le groupe afin de passer un examen de guitare classique. Le comportement instable et conflictuel d'Osbourne a rapidement convaincu Rhoads de quitter le groupe

La veille d'un concert à Orlando, le 18 mars 1982, le chauffeur du bus de la tournée s'arrête afin de réparer la clim du véhicule. Lorsqu'il voit un avion, il fait faire des petits vols à certains passagers du bus. Sans autorisation. Avec un brevet de pilote expiré. Sa compagne, avec qui il n'est pas en bons termes, se présente près du bus. Le pilote, sous coke et énervé est vu entrain de se battre avec Randy lorsque l'avion percute le bus et finit sa course plus loin dans un déluge de feu. Apparemment, il comptait tuer sa compagne en écrasant l’avion dans le bus. Randy a donc sauvé les passagers qui dormaient dans le bus. Il meurt sur le coup. Il ne reste rien de lui ni de la maquilleuse qui l'accompagnait.

Randy Rhoads reçoit le prix de meilleur nouveau talent de Guitar Player. Il reçoit également le prix du meilleur nouveau guitariste en Angleterre, de la part du magazine Sound.

Les guitares de RANDY RHOADS, le génie éclair

Comme dit précédemment, il commence avec une Harmony Rocket de 1963.

Puis, Randy Rhoads utilise une Gibson Les Paul Custom achetée par les membres du groupe Quiet Riot.

Cette dernière a un corps en quatre parties : deux pièces d’acajou, avec une fine couche d’érable entre les deux, et une table sculptée, elle aussi en érable. A l’origine, la finition devait être blanche mais le temps a fait jaunir la laque nitrocéllulosique lui donnant cet aspect crémeux. Randy ne fait que quelques modifications esthétiques sur cette Les Paul, remplaçant la petite plaque qui entoure le sélecteur de micros par une pièce en cuivre, ainsi que les mécaniques au profit de modèles Schallers. Le signe le plus distinctif de cette guitare est le nom de Randy Rhoads gravé sur la plaque.

Les micros, quant à eux, sont des  » T-Buckers  » Gibson.

 

Avec Sandoval, Randy partage ses idées sur sa future guitare en  » V  » : il faut des micros Humbuckers, un trémolo de type Fender Stratocaster, et une finition noire à pois blancs. Ainsi naquis sa fameuse Flying V Polka Dots, équipée de deux micros humbuckers Dimarzio, apparue de nombreuses fois sur scène.

Flying V

Concernant sa seconde guitare (puisque la première est cassée après une chute), ses dessins représentent un corps en « V » mais asymétrique, avec l’aile inférieure plus courte que celle du haut, deux humbuckers, et un manche collé. Randy a même déjà choisi un nom pour cette guitare : La Concorde. Précisément le nom de l’avion dans lequel se trouve Randy lorsqu’il en a l’idée.

Cette forme asymétrique devient la marque de fabrique de l’enseigne Jackson et surtout du modèle Randy Rhoads Signature.

On lui connait également l’utilisation de guitares Dean, une ampeg Dan Amstrong en plexiglass, une Fender Stratocaster, plusieurs Gibson SG et une Ovation Tornado entre autres.

Les amplis de RANDY RHOADS, le génie éclair

Son signal s’engouffre ensuite dans deux têtes d’amplis Marshall Super Lead, une de 1970 et l’autre de 1979, reliées, toutes deux, à quatre enceintes Marshall.

Les effets de RANDY RHOADS, le génie éclair

Toutes ses guitares se branchent dans un pédalboard construit sur mesure par un certain Pete « pedalboard » Holmes et qui réunit :

une wha-wha Dunlop Cry Baby,

un EQ MXR,

pour les effets de delay, souvent un Roland Space Echo ou un Korg Stage Echo,

plusieurs effets de la marque MXR (chorus, flanger, Distortion +, Analog Delay),

un autre Analog Delay E Series Yamaha,

une pédale de volume Roland FV-2.

Le son en vidéos de RANDY RHOADS, le génie éclair

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