MICK RONSON, le son des années 70 et 80

Michael Ronson nait  le 26 mai 1946 au Royaume-Uni. Il a un frère et une soeur.

Il est guitariste, multi-istrumentiste, arrangeur et producteur et surtout le principal collaborateur de David Bowie lors de sa période glam rock des années 70. Découvrez l'œuvre cet alien avec Sounds-Finder !

Du rêve raté à l'immense talent concrétisé

Petit, Mick rêve de jouer du piano. cependant, il se décourage rapidement et apprend le violon, la flûte à bec et l'harmonium. En écoutant les Yardbirds et les Rolling Stones, il décide de se mettre finalement à la guitare. Ses principales influences sont Duane Eddy, Eric Clapton, Jeff Beck et Jimi Hendrix.

Il obtient sa première guitare à 17 ans, et en 1963, il intègre son premier groupe, The Mariners. Peu de temps après, il part avec The Crestas avec lesquels il joue sur plusieurs scènes locales.

En 1965, Ronson emménage à Londres. Il travaille pour survivre dans plusieurs petits jobs comme mécano ou jardinier et intègre différents groupes comme The Voice puis The Rats. Il sortent ensemble quelques singles et c'est alors qu'il acquiert sa si solide réputation de guitariste.

Les rencontres qui changent une vie

En 1969, Mick joue sur l’album de Michael Chapman et est alors présenté à David Bowie. Avec ce dernier, il forme The Hype en compagnie de Tony Visconti et John Cambridge à la batterie.

En 1970, il travaille alors sur l’album "The Man Who Sold The World", dans lequel il est guitariste soliste et arrangeur. Le deuxième album du groupe, sans Visconti parti vers d'autres horizons musicaux, est "Hunky Dorry". Il est suivi par "The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars" en 1972, puis par une tournée.

A cette même époque, Ronson produit également d'autres musiciens tels que Lou Reed. Le duo Ronson-Bowie continue à jouer ensemble jusqu'à l'album "Pin Ups" puis chacun part de son côté.

Bowie explique en 1994 :"Mick était le fleuret parfait pour le personnage de Ziggy. Il était vraiment du type sel de la terre, le nordiste émoussé avec une personnalité résolument masculine, de sorte que ce que vous avez obtenu était le vieux- façonné le Yin et le Yang. En tant que duo rock, je pensais que nous étions tout aussi bons que Mick et Keith ou Axl et Slash. Ziggy et Mick étaient la personnification de ce dualisme rock n' roll."

Le début de grandes collaborations et de projets solo

En 1974, Mick sort "Slaughter On 10th Avenue", son premier album solo. Pendant l'enregistrement du second "Play Don’t Worry", il est recruté par Ian Hunter afin de finir la tournée européenne de Mott The Hoople. C'est à ce moment qu'on le présente à Bob Dylan. Ronson intègre la tournée de ce dernier, la "Rolling Thunder Revue" entre fin 1975 et 1976. Il part alors vivre à Woodstock avec sa famille.

En 1974, Mick obtient la 2° place dans un sondage auprès des lecteurs du magazine Creem en tant que meilleur guitariste de cette année ( Jimmy Page occupant la 1° place) et Eric Clapton en 3° place après Ronson.

A cette époque, Mick commence à enregistrer un album avec un nouveau groupe mais en vain à cause de problèmes financiers. Cependant,  des maquettes enregistrées sont remixées et sortent en 1999 sous le nom de "Just Like This".

Mellencamp raconte plus tard : "Je dois à Mick Ronson la chanson à succès "Jack & Diane". Mick m'a beaucoup aidé à arranger cette chanson, car je l'avais lancée sur le tas de déchets. Ronson est descendu et a joué sur trois ou quatre pistes et a travaillé sur l'enregistrement d'"American Fool" pendant quatre ou cinq semaines. Tout à coup, pour "Jack & Diane", Mick a dit "Johnny, tu devrais y mettre des hochets pour bébé." Je me suis dit: "Qu'est-ce que ça fait mettre des hochets de bébé sur le disque? Alors il a mis les percussions là-bas et puis il a chanté la partie" laissez-le basculer, laissez-le rouler "comme une chose de type chorale, qui n'avait jamais et c'est la partie dont tout le monde se souvient sur la chanson. C'était l'idée de Ronson".

Dans les années 80, Ronson déménage encore pour la Suède afin d'y produire plusieurs groupes. Il revient en 1991 à Londres pour sa tournée solo. Et c'est là qu'il apprend qu’il est atteint d’un cancer du foie inopérable. Néanmoins, Mick continue à produire et jouer avec différents groupes dont Bob Dylan, Van Morrison et David Bowie.

Le début de la fin

Malade, il joue quand même à l’hommage de Freddie Mercury en 1992 et produit l’album de Morrissey.

Il meurt pendant l’enregistrement de son 3° album solo, "Heaven And Hull" qui sort un an plus tard, le 29 avril 1993 à Londres à titre posthume.

On lui connait 7 albums solo, 9 avec David Bowie, 1 avec Lou Reed, 1 avec le groupe Mott The Hoople, 7 avec Ian Hunter, 2 avec John Cougar Mellencamp, 1 avec Morrissey, 2 avec Bob Dylan et plus de 58 collaborations avec des artistes divers.

Il est nommé 64° plus grand guitariste de tous les temps par Rolling Stone en 2003 et 41° en 2012 par le même magazine.

Les guitares de MICK RONSON, le son des années 70 et 80

A ses débuts, il est connu que Mick Ronson joue sur une Gibson Les Paul Custom 1968 Black Beauty. Sa table est poncée laissant l’érable apparent. Ses capots et micros lui sont retirés. Elle finit après être cassée et est au Hard Rock Café d’Australie.

L’un de ses collègues musiciens lui a expliqué qu’après avoir décapé la table de sa guitare acoustique, le sustain (longueur de la note) est bien meilleur et les aigus plus définis.

On sait également qu’il joue sur des Fender Télécaster sur lesquels il montait des cordes au tirant 009 – 044.

Ronson utilise Plusieurs Gibson Les Paul avec Bowie et pour ses collaborations diverses

Ensuite, on a pu voir jouer Mick Ronson sur une ESP M1 comportant un seul micro double bobinage en position chevalet, un accastillage doré et un vibrato type Floyd rose et le manche avec les touches en palissandre.

Lors des concerts avec Ian Hunter, les compères se prêtent leurs instruments, donc on voit jouer Ronson avec une Stratocaster

Les amplis de MICK RONSON, le son des années 70 et 80

Son ampli fétiche est une tête ampli Marshall Major de 200W, que Ronson appelle « The Pig », accompagné d’un cabinet de 120W 4×12 Celestion.

Ronson se sert aussi d’une collection d’amplis avec des Mesa Boogie et des Music-Man. Il a également une affection pour les Fender Pro Reverb

Les effets de MICK RONSON, le son des années 70 et 80

Sa pédale favorite est une fuzz, la Tonebender MK qu’il a reçu de Pete Townshend et dont il se sert pour saturer encore davantage les lampes de son ampli.

En 2014, la marque JMI a d’ailleurs produit un coffret en édition limitée comprenant une réédition signée Mick Ronson de la Tone Bender avec un certificat d’authenticité additionné d’un livre intitulé « The Spider With The Platinum Hair« .

 

Sur certains morceaux, il utilise une Wah Cry Baby en position à peine relevée, la tonalité de la guitare étant souvent laissée à zéro, ce qui est à l’origine de son son caractéristique

 

Ronson se sert aussi d’un Roland Space Echo ou d’un Echoplex pour les effets de retard.

Le son en vidéos de MICK RONSON, le son des années 70 et 80

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