MARK KNOPFLER, le Sultan de Dire Straits

Mark Freuder Knopfler est un auteur-compositeur, guitariste, compositeur de musiques de films et chanteur écossais. Il a vendu 130 millions d’albums avec Dire Straits. Il est classé 27° dans le classement des meilleurs guitaristes de tous les temps par le magazine Rolling Stone puis 44° en 2011.

Naissance d'un mythe

Mark nait à Glasgow le 12 août 1949. Sa mère est enseignante et son père architecte. Après ses études secondaires, il devient journaliste à Leeds et prof assistant d’anglais. Mais, sorti diplômé de l'Université en 1973, il décide de se consacrer uniquement à la musique. Il fonde alors avec son frère durant l’été 1977 le groupe Dire Straits. Ce nom vient de l’expression anglaise "to be in dire straits" qui signifie "être dans une situation désespérée, fauché".

Quelques années de galère à tourner dans des Café Racers puis le groupe perce avec un morceau-hommage aux grands musiciens : « Sultans Of Swing ». Après la diffusion de la première démo radiophonique, 4 producteurs appellent la station immédiatement.

L’album connait un succès rapide et le second parait rapidement, il s’agit de « Communique », en 1979. Deux albums suivent ensuite en plus du live « Alchemy » en 1983 qui monte le talent de Mark au niveau des étoiles.

Et Dire Straits s'envole

Le groupe devient mythique avec la parution de l’album « Brothers In Arms » en 1985. Lors de la tournée promotionnelle de cet album, ils dépassent parfois les 200 dates en un an. C’est le premier cd vendu à plus d’un million d’exemplaires de l'histoire.

Mark fait alors une pause en enregistrant un album avec le groupe Notting Hillbillies et en effectuant quelques featurings sur des concerts et des albums, notamment celui de Chet Askins, puis repart avec Dire Straits en 91. Mark a créé Notting Hillbillies avec Brendan Croker, Steve Philips, Guy Fletcher et Ed Bicknell. Il souhaitait alors une formation moins lourde de technique et plus cool, intimiste. Mais leur premier album « Missing…Presumed Having A Good Time » cartonne. Ils décident de ne plus enregistrer d’albums mais se produisent à titre plus confidentiel.

Une tournée de malade s’ensuit avec plus de 300 dates en deux ans à la suite du nouvel album « On Every Street ». Las et excédé, Mark décide quitter le groupe en 1993. Il explique alors « ne plus vouloir entendre parler de Dire Straits pendant au moins dix ans ». Le groupe se reforme occasionnellement pour des concerts de charité notamment.

Mark Knopfler a de nouvelles envies musicales, d’apports impossibles au groupe comme des violons ou du bouzouki par exemple.  Mais, surtout il rêve de formation et d’organisation à taille plus humaine.

Début d'une grande carrière solo

Son 1° album solo sort en 1996, il s’agit de « Golden Heart » qui contient des balades et des mélodies plus nombreuses qu'à l'époque Dire Straits. La qualité sonore et les arrangements vocaux sont aussi plus finement recherchés.

En 2000 sort « Sailling To Philadelphia » qui connait un grand succès et le propulse au rang de grand guitariste solo. Le suivant, « The Ragpicker’s Dream », sort en 2002 avec un style plus doux, plus mélodieux. Alors qu’il doit débuter les répètes pour la tournée à venir, il est percuté par une auto alors qu’il est en moto. Il profite donc de sa convalescence pour composer le prochain album « Shangri-La » qui sort en 2004. Ce dernier opus est lui plus tourné vers la country-blues.

La tournée qui s’ensuit comporte 105 dates dans le monde entier. A sa fin, Mark repart en studio afin de terminer l’enregistrement de l’album en duo avec Emmylou Harris « All The Roadrunning » qui parait en 2006.

En 2007, il enregistre et mixe son dernier album solo, « Kill To Get Crimson » avec une équipe réduite. Encore une fois, une tournée mondiale s’ensuit. « Get Lucky » sort en 2009 et l’année suivante débute la tournée de cet opus.

2011 marque le retour de Knopfler en studio pour y enregistrer « Privateering » qui sort en 2012. Sa tournée est en double affiche avec Bob Dylan. Son 8° album solo, « Tracker » sort en 2015. Entretemps, il participe aux concerts et albums de Chris Botti, The Killers, Dan Auerbach et Zucchero.

Le travailleur acharné

Il est à noter également qu’entre 1983 et 2016, Knopfler est sur les bandes originales de 10 films. Tout au long de sa carrière, il joue avec Bob Dylan, Steely Dan, Phil Lynott, John Illsley, Willy DeVille, Randy Newman, Brewers Droop, Jimmy Nail, William Topley, Sonny Landreth, Georges Jones, Jimmy Webb, Tina et Ike Turner, Thomas Dolby, Jon Allen, Chris Barber, Diane Shurr, Greg Brown, Bap Kennedy, Bo Walton, Hank Marvin, Van Morrison, Sting, Sinead O’Connor, Ry Cooder, The Rolling Stones, etc.

En 2017 sort « Down The Road Wherever » dont la tournée marque un point décisif dans sa carrière puisque Mark déclare : « je suis vieux maintenant vous savez... Je veux vous remercier pour toutes ces merveilleuses années où je suis venu vous dire bonjour, mais maintenant je dois vous dire au revoir. Je suis très triste. Je vais continuer à enregistrer des disques et écrire des chansons, mais les tournées pour « old grand dad », c'est terminé. Sa tournée d’adieu se déroule entre 2018 et 2019, pour ses 70 ans.

Le jeu d'un sultan

Ses mélodies sont très fines et adaptées à son style aérien, un genre rock, country-blues et rock celtique. Mark Knopfler est influencé par J.J. Cale, Chet Atkins et Hank Marvin des Shadows, donc par le blues et la country. De fait, il ne joue qu'en son clair ou légèrement saturé (« crunch »), presque toujours aux doigts, n'utilisant que très rarement un médiator. Il utilise beaucoup le « chicken-picking » (à ne pas confondre avec le « fingerpicking », également une technique de jeu aux doigts, caractérisée par l'alternance des basses au pouce, popularisée notamment par Chet Atkins).

Gaucher, Mark joue cependant comme un droitier. Le jeu de sa main droite est une variante personnelle du style « clawhammer », dérivée du banjo, dans sa façon de positionner sa main et de frapper les cordes avec les doigts et les ongles. Sa main gauche lui permet de réaliser des vibratos et des bends (le plus souvent sur deux cordes, parfois sur trois) inaccessibles aux débutants.

Mark Knopfler l'avoue : sa façon de jouer ferait bondir un professeur de guitare, surtout sa façon de tenir le manche de sa guitare qui est loin des normes !

Regardez avec Sounds-Finder maintenant un échantillon des jouets de ce sultan du blues rock.

Les guitares de MARK KNOPFLER, le Sultan de Dire Straits

Mark Knopfler reste fortement lié à l’image de sa Stratocaster rouge, symbole de ses débuts avec Dire Straits.

Ses Stratocaster :

  • Modèle de 1961, n° de série 80470, repeinte en rouge. Ses modifications : bouton de volume noir et touche en érable au lieu du palissandre. Le manche est remplacé en 1982 par un manche de Schecter.
  • Modèle de série n°68354, repeinte en rouge, avec touche en palissandre. C’est la guitare qu’il a le plus utilisée sur scène dans ses débuts.
  • Le modèle de 1954, à la finition sunburst, surnommée par Mark « Jurassic Strat« . Il s’agit d’un modèle rare : le vernis et les micros sont d’origine.
  • Le modèle Knopfler signature Series utilisé notamment sur la tournée « Shangri-La ».

Ses Telecaster :

Ses Schecter :

Ses Pensa :

Entre 1987 et 1992, Mark utilise beaucoup de modèles Custom, construits par le luthier John Suhr.

Ses Gibson :

On voit désormais Mark Knopfler utiliser plus fréquemment des Gibson et en particulier des Les Paul (comme dans « Money for Nothing« , « Brothers in Arms« , « Imelda« …)

Ses Les Paul :

  • Le modèle 59 Reissue, de 1984, à la finition cherry sunburst.
  • Le modèle 58, une originale. Avec le temps, le rouge de la finition s’est estompé.
  • Le modèle 59 Standard : une originale également.
  • Le modèle Special 59, avec deux échancrures et deux micros simples. Elle possédait à l’origine un vibrato Bigsby. Mark la possédait déjà avant de créer Dire Straits.

Ses autres Gibson :

  • Le modèle Super 400 qui date des années 1950. Elle est équipée des micros Alnico d’origine.
  • Le modèle Chet Atkins classique électrique à cordes nylon.
  • Le modèle SG blanche qui date de la moitié des années 1960 est accordée en open G.

Ses guitares d’autres marques :

Les amplis de MARK KNOPFLER, le Sultan de Dire Straits

Mark Knopfler joue avec une multitude d’amplis, il passe par de vieux amplis Selmer jusqu’aux Soldano les plus sophistiqués.

Ses marques préférées sont cependant Mesa Boogie, Jim Keeley, Gallien-Krueger et plus récemment Crate.

 

Un émetteur sans fil Sony envoie le signal de la guitare de Mark dans une paire de têtes Soldano 100W préalablement modifiées, Knopfler changeant de réglage à chaque chanson.

Enfin, les têtes Soldano amplifient à leur tour deux baffles Marshall 4×12, montées avec des hauts parleurs Electro Voice.

On lui connait également l’utilisation de Music Man 212 HD 130.

Les effets de MARK KNOPFLER, le Sultan de Dire Straits

Mark Knopfler utilise un rack d’effets qui comprend un delay TC Electronics 2290, une Quadraverb Alesis, un super chorus Boss CE3000 et un Zoom 9010. Au fil des époques, il emploie une pédale de volume Ernie Ball ou une Morley et une wah wah Cry Baby. Enfin, toutes les saturations sont obtenues avec des préamplis.

 

Enfin, la compression douce offre un son rond et riche à Mark Knopfler.

Le son en vidéos de MARK KNOPFLER, le Sultan de Dire Straits

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