RY COODER, le voyageur du son

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Musicien, écrivain, chanteur, ce guitariste aux univers si différents est, en 2014, classé 8° dans le classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps par le magazine Rolling Stone. Il produit et joue avec les plus grands durant une vie très bien remplie et teintée de voyages qui l'inspirent toujours plus.

Naissance et débuts du voyageur du son

Ryland Peter Cooder nait le 15 mars 1947 à Los Angeles. A l’âge de 3 ans, Ry perd la vue de l’œil gauche dans un accident.

Il débute dans un club de L.A., en côtoyant des vieux bluesmen et vétérans du folk. Il forme en 1964 le groupe " Rising Sons " avec Taj Mahal, Gary Marker et Jesse Lee Kincaid et ne sort qu'un seul 45 tours (un album de leurs enregistrements de 1964-1966 sort en 1992).

Leur producteur Terry Melcher lui ouvre alors les portes des studios de Los Angeles. A ce moment, il joue avec Randy Newman, Jackie DeShannon, Paul Revere and the Raiders, Gentle Soul et The Ceyleib People.

Il enregistre aussi, pour leur premier album, avec le Captain Beefheart's Magic Band," Safe as Milk ".

Rencontre avec les Stones et le monde

En 1969 les Rolling Stones le remarquent grâce à sa grande maîtrise technique du slide et des répertoires du blues et du folk. Il participe alors aux enregistrements des albums " Let It Bleed ", "Sticky Fingers " et au projet "Jamming With Edward" avec Nicky Hopkins. C'est bien lui que l'on entend jouer la partie de slide sur " Sister Morphine" et sur la b.o. du film de Mick Jagger, "Performance ".

Dans les années 1970, explorateur  du monde et interprète de la musique traditionnelle américaine et de la World Music, Cooder commence  à voyager et à travailler avec des musiciens étrangers. De fait, il rencontre le producteur Jim Dickinson puis des musiciens hawaïens et Tex Mex tels que Flaco Jimenez (qui lui apprend l'accordéon).

Il voyage aussi à Okinawa, en Irlande et en Galice. Il enregistre avec Ali Farka Touré du Mali pour l'album " Talking Timbuktu ", encensé par la critique. En Inde, avec le guitariste Vishwa Mohan Bhatt, il enregistre " Meeting By The River ". Il le fait aussi avec des bluesmen américains tels que Clarence Gatemouth Brown ou John Lee Hooker. Il développe une amitié avec David Lindley. Chacun des albums de Cooder correspond à un style de musique et à une guitare.

Les musiciens et le monde comme source d'inspiration

Depuis les années 60, Ry Cooder enregistre énormément de sessions pour des musiciens tels Arlo Guthrie, Randy Newman, Buffy Sainte-Marie, The Everly Brothers, Neil Young, Jackson Browne, Van Morrison, Little Feat, Steve Young, Aaron Neville. Sa nouvelle amitié avec un autre slide guitariste David Lindley, que l'on retrouve sur pratiquement tous les albums de Ry et toutes les b.o., lui a permis d'enchaîner concerts sur tournées, tous les deux seuls ou en formation réduite, avec le fils de Ry aux percussions et la femme de David au chant.

Dans les années 70, petit à petit, il devient compositeur et producteur des b.o. des films de Wim Wenders pour " Paris, Texas ", Louis Malle et Walter Hill. Il travaille à plus de vingt musiques de films, la plus connue demeurant " Paris, Texas ".

La production, deuxième passion

Ry, depuis les années 80, produit ses propres disques et ceux de ses amis musiciens tels Bobby King & Terry Evans. Il fonde le label Perro Verde  avec lequel il produit les albums avec Manuel Galban et Chavez Ravine.

Ry Cooder fait partie en 1992, avec John Hiatt, Nick Lowe et Jim Keltner du groupe Little Village.

En 1995, il remporte le Grammy Awards du meilleur album « World » avec Ali Farka Touré, multi-instrumentiste africain, pour l'album " Talking Timbuktu " auto-produit.  cet opus comprend Jim Keltner aux percussions, le guitariste Clarence Gatemouth Brown et le bassiste John Patitucci. Des musiciens africains dont Hamma Sankare et Oumar Toure participent au disque.

La World Music l'entraine

L'année suivante, il entre dans un projet du label World Circuit à Cuba et devient donc le producteur de l'album " Buena Vista Social Club " qui remet à l'honneur les vétérans du son cubain Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzalez et Compay Segundo. Marqué par cette rencontre avec Cuba, Ry produit et joue dans les albums d'Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzalez, Eliades Ochoa et Manuel Galban. En 2002 il sort d'ailleurs un album en duo avec ce dernier.

En 2004-2005, il travaille sur un ambitieux projet illustrant les méfaits de la spéculation immobilière sur une communauté de Chicanos du Los Angeles des années 1950. Il y implique de nombreux musiciens Chicanos, souvent âgés, et l'album " Chávez Ravine " sort en 2005.

En 2007 il sort l'album " My Name Is Buddy " et produit celui de Mavis Staples. L'année suivante, c'est l'album " I Flathead " qui parait.

En 2013, Cooder écrit et fait paraître le recueil de nouvelles " Los Angeles Nostalgie ".

Il est marié à la photographe Susan Titelman (sœur du producteur Russ Titelman). Leur fils Joachim Cooder, également musicien, est percussionniste.

Les guitares de RY COODER, le voyageur du son

Le matériel de ce féru de son est énorme, nous allons donc vous donnez quelques modèles tout en sachant bien que cette liste n’est pas exhaustive.

On lui connait donc l’utilisation :

– d’un modèle Gibson Roy Smeck du milieu des années 30. Des frettes ont été ajoutées à cette guitare, qui était à l’origine conçue pour un jeu de lap-style.

– d’une Martin 000-18 des années 50,

– d’un modèle Kay Kraft (fabriqué par la société Stromberg-Voisinet),

– d’une guitare lap hawaïenne Kona que Cooder joue en position espagnole,

– d’un banjo Gibson Mastertone des années 30,

– un tanpura indien, que Cooder utilise pour le jeu de slide,

– une rudra vina, un instrument indien à huit cordes qui est l’ancêtre du sitar,

Il utilise également une foule d’autres guitares qui ont été assemblées à partir de pièces Strat, Les Paul et même lapsteel.

Ry Cooder n’utilise aucun médiator, il préfère le son des doigts et des ongles naturel sur les cordes. Il utilise de lourds bottlenecks qu’il porte à son petit doigt.

Sur l’album « The Buena Vista Social Club » Ry joue avec une Gibson SJ-200.

Dans ‘Little Village‘, Ry utilise une guitare électrique inachevée (bois clair) construite sur mesure avec des frettes fendues fabriquées par Danny Ferrington. Ry possède environ cinq de ces guitares. Il l’utilise pour simuler le type de son que Leadbelly avait. Ry utilise son ‘propre’ accordage.

Il joue aussi avec une Bourgeois Blues. Mais également avec une ’67 Daphne Blue Fender Stratocaster qui a été la première guitare électrique que Ry. Elle a un manche en érable, une touche en palissandre et une tête peinte. Ry pense que la guitare a beaucoup plus de haut de gamme et d’harmoniques car les cordes ne traversent plus le corps.

On peut le voir aussi avec :

  – une 60s Fender Stratocaster dont le corps est une reproduction du modèle de Buddy Holy,

  – une mandoline Gibson F-12 ‘6,

  – une Bigsby Tri-Neck Pedal Steel,

  – une ’64 Favino Gypsy,

  – une Ripley Stereo Guitar,

  – une ’49 Gibson ES-9,

  – une ’49 Kay en 9 cordes afin d’obtenir un unisson,

  – une ‘90s Fender Bajo Sexto Telecaster Customshop,

  – une Guyatone LG-200T,

  – une 30’s/40’s Rickenbacker Electro Spanish Model B

 

Les amplis de RY COODER, le voyageur du son

Niveau amplis, encore une fois, nous ne connaitrons peut-être jamais tout, mais nous savons déjà qu’il utilise ceux-ci :

Les effets de RY COODER, le voyageur du son

Le son en vidéos de RY COODER, le voyageur du son

1 réponse sur “RY COODER, le voyageur du son”

  1. J’ador…rrrrrr…re son type de musique
    I lov…vvvv…be his music
    I cried on this Paris-Texas guitar live, just separated …

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