JOHN LEE HOOKER, roi du Boogie

Guitariste de renommée mondiale et chanteur de blues au timbre de voix reconnaissable entre tous, John Lee Hooker comptabilise plus de 100 albums à son actif. Influenceur pendant plus d’un siècle de musiciens aussi célèbres que nombreux, il a toujours gardé un style unique et authentique.

Surnommé le « Roi du Boogie » par ses pairs, il apparaît dans le Rock And Roll Hall Of Fame en 1996. John Lee est intronisé sur le Walk Of Fame d’Hollywood en 1997 et reçoit le prix Grammy Lifetime Achievement en 2000.

Naissance d’un son légendaire

Né entre le 17 et le 22 août 1917 à Clarksdale (Mississippi), on ne sait pas trop… John est élevé autoritairement par son père pasteur avec sa fratrie de 10 enfants. Toute autre musique que religieuse est interdite dans le foyer familial. Lorsque son père meurt en 1923, sa mère refait sa vie avec un bluesman métayer, Willie Moore en 1921. Ce dernier lui apprend le blues et les rudiments de la guitare sur un instrument fabriqué de ses mains avec quelques bouts de bois. John s’enfuit à 12 ans la première fois en sautant dans un train de marchandises pour Memphis. Puis, à 15 ans, il se fait une tournée des villes du Sud. Il ne reverra jamais sa mère.

En 1934, de retour à Memphis chez une tante, il continue les petits boulots et de ce fait, les rencontres telles que B.B. King dans les clubs de nuit, n’ayant pas l’âge de jouer dans des structures légales.

En 1943, John s’installe enfin à Détroit où il se marie, après avoir tenté d’autres cités pour travailler en usine et y devient concierge chez Ford. La nuit venant, il s’acharne à trouver des contrats dans les bars et bordels du quartier chaud de la ville. Il parvient à séduire le propriétaire de la maison de disques Sensation Records qui lui permet l’enregistrement de son premier album « Boogie Chillen » qui se classe l’année suivante n°1 au Billboard Magazine dans les tubes R&B, en 1948.

La magie de l’électrique

Son volume de jeu en acoustique le défavorise. On ne l’entend pas face aux bruits des bars et des autres groupes à proximité. Il passe alors à l’électrique qui permet un style plus sonore et agressif.

La « patte John Lee Hooker » apparaît dans son blues : c’est un son hypnotique, primitif, plus parlé que chanté. C’est l’effet du Talk Blues. C’est un style qui se caractérise par des paroles rythmiques voire quasiment parlées sur une mélodie type blues. La difficulté résidant dans le rythme des paroles complètement différent de celui de la guitare.

A cette époque, les musiciens noirs sont interdits aux oreilles des blancs et ils sont très mal payés. Illettré, John court cependant les studios sous divers pseudos, modifiant à peine ses morceaux afin de toucher plus d’argent. Sa musique, n’ayant que le tempo qui change étant donné qu’il est seul, est toujours enregistrée solo avec une planchette ou une capsule de soda sous le pied pour la partie rythmique.

Malgré le grand succès de « I’m In The Mood » en 1951, resté 1 mois n°1 dans les charts R&B, les années 50 sont très dures pour l’artiste.

La révélation d’une légende

Le British Blues Boom lui permet cependant de revenir sur le devant de la scène. En effet, ces groupes européens de la nouvelle génération tels que les Rolling Stones ou les Yardbirds redécouvrent et rejouent le blues. Cette musique reprend ses lettres de noblesse et des grands noms comme Muddy Waters ou Howlin’n Wolf ressortent de l’ombre.

John Lee Hooker est stupéfait parce que des blancs l’écoutent, ce qui est rare. Et par le succès remporté alors qu’il pensait à se reconvertir en métayer à ce moment ! Il devient une superstar mondiale grâce à sa tournée de l’American Folk Blues Festival qui l’épate tant en 1962.

En 1980, il apparaît dans le film « Blues Brothers ». Pour respecter son style d’improvisation, on lui fait tourner l’enregistrement de son tube « Boom Boom » en live.

En 1989, il se joint à d’autres monstres de la musique comme Keith Richards ou Santana pour enregistrer « Healer » qui lui vaut un Grammy Award du meilleur album blues. On le retrouve aussi avec Van Morrison sur scène.

Une vie de musique s’est passée

A la fin de sa vie, John Lee Hooker s’installe à San Fransisco. Il y ouvre un club de blues et poursuit enfin tous les labels qui ne lui ont jamais payé ses royalties. Et il obtient gain de cause !

Il tombe malade juste après une grandiose tournée européenne en 2001. John décède peu après, le 21 juin 2001, à 83 ans à Los Altos en Californie. Il laisse 8 enfants, 19 petits-enfants et beaucoup d’arrières-petits-enfants. Sans compter tous ses enfants de la musique, tous ceux qui se revendique sous son influence.

Apprenons à présent sur quels engins jouait ce maître du blues…

 

 

 

Les guitares de JOHN LEE HOOKER, roi du Boogie

John Lee Hooker est un grand fan des marques Gibson et Epiphone.

On peut le voir jouer sur l’ Epiphone ‘The Boogie Man’ Sheraton JLH

C’est le modèle officiel de la marque John Lee Hooker par Epiphone.

On le voit également avec des Gibson ES-335 et Epiphone Zephyr

 

Mais aussi avec des Gibson ES 330 et Les Paul Goldtop

Le son en vidéos de JOHN LEE HOOKER, roi du Boogie

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