JOHN BUTLER, le rockeur-surfeur

Alors là, chers lecteurs assidus -et assis espérons- on a pris une claque !! La géniale équipe de votre webzine préféré était au Mainsquare Festival cet été face à…John Butler !! Et, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était grandiose !! Oui, c’est certain, son côté beau gosse séduit en premier, mais dès qu’il taquine sa gratte, même les hommes fondent !! Alors, si vous pensez ne pas avoir le même charme que lui, apprenez ses secrets pour pouvoir vous la raconter en jouant comme lui avec cet article.

John Butler est né le 1 avril 1975 à Torrance, en Californie. Il migre en Australie avec ses parents lors de ses 10 ans. A 16 ans, il commence à apprendre la guitare. Sa grand-mère lui offre alors la Dobro des années 30 de son mari. Il la possède toujours. En 1996, il s’inscrit à l’université Curtin à Perth pour devenir prof de musique. Ses enseignements sur les accords ouverts lui permettent de jouer de la musique celtique et indienne. Il joue dans les rues en ville où le public l’attend. Il enregistre alors une cassette avec ses propres compos, « Searching for Heritage » qui se vendra à 3000 exemplaires. Elle est aujourd’hui très recherchée. A la fin de cette même année, il quitte l’université pour rentrer dans une vie de musicien professionnel.

Naissance d’un maestro

« John Butler », son premier album, sort en 1998. S’il ne connait pas le succès immédiatement, il lui permet de sortir des rues et de jouer au sein des clubs où il se fait remarquer par le public. Avec le groupe The Waifs, il crée le label Jarrah Records. Il obtient alors le ARIA Award pour la Meilleure Réalisation Indépendante avec son deuxième album, « Three ».

En 2000, il crée le groupe John Butler Trio avec lequel il obtient 2 disques de platine pour les albums « Three » en 2001 et « Living 2001-2002 » en 2003. En 2004, leur troisième album, « Sunrise Over Sea» devient disque d’or dès sa première semaine de parution. Son succès mondial est à présent révolu et John commence à tourner aux Etats-Unis et en Europe.

En 2009, il forme un nouveau trio avec Grant Gerathy à la batterie et Byron Luiters à la basse. Tout en gardant le nom de l’ancien groupe, il sort un nouvel album, « April Uprising » en 2010.

L’Inde pour se redécouvrir

Après avoir séjourné en Inde, il crée en 2018 l’album « Home » qui fait un réel carton mondial. Pour son inspiration sur cet opus, John Butler explique : « Ce disque, je l’ai écrit dès la sortie du précédent, Flesh & Blood, en 2014. Dans des chambres d’hôtel, des aéroports, des vans, dans ma chambre sur GarageBand… C’était une initiative très personnelle qui nécessitait que je sois face à moi-même, ce qui a été le cas également pour la plupart de l’enregistrement. J’ai voulu intégrer les beats que j’avais imaginés, plutôt hip-hop, avec le finger picking qui est le mien ». Le morceau « Wade in the water » est un titre qui se démarque. Avec son lourd tempo rehaussé d’une guitare au son bluegrass servant d’écrin très roots à la voix du songwriter australien. Un morceau à la Robert Plant aux influences de musique indienne, qui donne une couleur particulière à un ensemble par ailleurs très rock-folk.

Une carrière et une vie bien remplies

Ses influences sont multiples et de tous les horizons : « Missy Elliott, Bon Iver, Ed Sheeran, la musique celtique, Pharrell Williams, Bob Dylan, Tracy Chapman Tous apparaissent dans mes chansons, d’une manière ou d’une autre. Du blues, j’en ai déjà plein la tête, alors je ne me refuse jamais un tube de Britney Spears ou Bruno Mars ! »

Il est un écologiste engagé, végétarien convaincu, il a soutenu de nombreuses actions pour la sauvegarde de l’environnement (Save the Kimberley en Australie, WWF pour la barrière de corail du Queensland…) comme pour la protection des populations, notamment celle de la Papouasie du Sud. John Butler, c’est aussi un look particulier et ce, depuis toujours. C’est d’ailleurs sa marque de fabrique : des tatouages, un chèche et un jean troué, c’est un rockeur surfeur.

La technique en plus du talent naturel

John Butler maîtrise parfaitement la technique du bottleneck. Tout comme son habitude de la guitare à 12 cordes. Mais il est aussi un maître du fingerpicking, autant que du slide ou encore de la technique du tapping. L’ensemble de ses morceaux sont composés sur des accordages différents du classique EADGBE (mi, la, ré, sol, si,mi). Comme pour Ben Harper, c’est le même principe, sauf que ce ne sont pas les mêmes accordages.

Pour “Betterman” ou encore “What you want”, il utilise par exemple un accordage en Open Tunning C. Ce qui fait donc sur ses cordes : CGCGCE. Pour “Better than” par exemple, c’est encore un autre accordage, en ré cette fois ci (que l’on appelle Open Tunning D). Il accorde donc sa guitare en DGDGBD.

 Voyons maintenant de quels instruments se sert ce beau gosse au jeu si talentueux.

 

Les guitares de JOHN BUTLER, le rockeur-surfeur

La guitare folk Maton de John Butler a une spécificité : elle ne compte que 11 cordes ! Il explique à ce sujet : « J’ai enlevé la corde qui doublait à l’octave celle de Sol, déjà parce qu’elle cassait tout le temps, et puis parce qu’harmoniquement, ça sonnait bizarrement. Elle est en effet plus haute que la corde de Mi aigu, qui est celle qui devrait être la plus aiguë. Ainsi le son est plus grave, comme plus maîtrisé. »

 

John Butler joue également sur la Telecaster, le banjo ou la guitare acoustique à 6 cordes bien standard.

Sa fameuse Dobro des années 30, offerte par sa grand-mère à ses 16 ans, sur laquelle il compose toujours en jouant avec son slide-bar.

Les amplis de JOHN BUTLER, le rockeur-surfeur

Au niveau de l’amplification, il utilise un Preampli Instrument Avalon U5, et un ampli Marshall JMP Super Lead de 1975.

Les effets de JOHN BUTLER, le rockeur-surfeur

Sa guitare 11 cordes est équipée de deux systèmes de micros.

Pour ce qui est du son acoustique, John Butler utilise le micro intégré à sa guitare. C’est un micro de sa fidèle marque Maton. Il s’agit du système APMic.

Pour le son électrique, le signal de sa 11 cordes est capté par ce micro attaque un préampli Avalon M5 avant d’attaquer une pédale de volume, une overdrive Ibanez TS9DX. La pédale de volume permet d’introduire plus ou moins de son « électrique » dans le mix.

Pour le son électrique, c’est la partie magnétique d’un micro Mag Mic Seymour Duncan qui est utilisée et qui se dirige vers les pédales. Sa collection est composée des modèles suivants : une overdrive pour basse Boss ODB-3, une Micro Vibe de Voodoo Lab, une reverb Boss RV-2, une Wah wah Dunlop Crybaby 535Q et un delay/looper Akai Head Rush E2

Le son en vidéos de JOHN BUTLER, le rockeur-surfeur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.